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C'est fou mais c'est tout: pièce à (forte) conviction!

Un commentaire de Richard Baillargeon

C'est fou mais c'est tout26 décembre 2014 (QIM) – Un demi-siècle! Cinq décennies se sont écoulées depuis la célèbre invasion des mop tops, du moins sur le territoire États-Unien. Et davantage pour les mélomanes au nord du 45e parallèle. C'est ce « petit plus » distinctif et exclusif au marché canadien qui a inspiré et occupe les 704 pages publiées à l'automne 2014 par l'auteur compositeur interprète Gilles Valiquette, aux Éditions de l'Homme sous le titre C'est fou mais c'est tout.

La curiosité et l'intérêt de Gilles pour l'apport des Beatles à la culture de notre planète n'ont jamais été un secret. En plus d'avoir participé à l'élaboration d'un Tous pour un sur le sujet il y a quelque temps et à la mise en place de l'exposition Les Beatles à Montréal au musée Pointe-à-Callière l'an dernier, l'homme n'a cessé de recueillir, au gré des ans, différentes moutures de la discographie des Fab 4. Ce qui l'a amené à comparer les diverses éditions d'un même album ou 45 tours, telles que parues dans un nombre quasi illimité de pays et de marchés.

Mais au-delà (ou en-deçà, si vous préférez) de la dimension internationale et de ses surprises, il s'est particulièrement intéressé à la réalité discographique du groupe britannique telle que nous l'avons connue chez nous. À commencer par les trois albums « canadiens » que sont "Beatlemania! with the Beatles", "Twist and Shout" et "Long Tall Sally". Oui, ceux qui arboraient la mention « HIGH FIDELITY – THE "6000" SERIES » au coin supérieur droit, au-dessus du logo Capitol avec ses 4 étoiles! Vous n'aviez pas particulièrement remarqué les étoiles? Moi non plus. Cela fait partie de l'information colligée par l'infatigable et passionné Beatlemane et qui se trouve présentée, expliquée, détaillée dans cet ouvrage indispensable.

Si le coeur de cette véritable « bible » (au sens premier de livre réunissant l'essentiel de la connaissance sur un sujet) est la discographie des 45 et 33 tours parus au Canada entre le 18 février 1963 et le 18 mai 1970 (pages 116 à 677), les sujets connexes sont eux aussi passionnants à découvrir. Citons les antécédents de Capitol Records of Canada - plus tard Capitol Records (Canada) - et la naissance des séries 6000 et 72000, les différentes étiquettes successives, les pochettes intérieures, les enregistrements satellites, etc. Des heures et des heures de plaisir pour 80$ et des poussières!

Ceux qui, comme moi, ont une affection particulière pour la mouvance yé-yé, c'est à dire l'impact direct du phénomène Beatles et de leurs semblables (Hollies, Zombies, etc.) se réjouiront que chaque 45 tours et album présenté dans la section principale y soit agrémenté d'un complément intitulé Des mots qui vont très bien ensemble. On y retrouve les titres, interprètes et paroliers de chacune des versions, québécoise ou française d'un même titre. Ce qui permet parfois de mesurer les écarts sommaires entre les deux cultures. Exemple patent: "A Hard Day's Night" qui devient "Quatre garçons dans le vent" par Les Lionceaux (France), "Je me bats pour gagner" par Frank Alamo (France) et "Laisse-moi me reposer" par les Baronets (Québec).

Pour les moins-de-vingt-ans, rappelons que "C'est fou mais c'est tout" a d'abord été le titre d'une chanson, adaptation locale d'une composition des Beatles "Hold Me Tight", que les Baronets ont placée en tête du Palmarès CJMS au printemps 1964. Plus de détails à la page 178 de la bible en question!

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