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Du bon temps pour l'équipe de Luce Dufault

Un commentaire de Richard Baillargeon

Luce Dufault – photo: Michel Chartrand

Luce Dufault – photo: Michel Chartrand

28 octobre 2014 (QIM) – L'unique Luce Dufault revenait dans la région de Québec présenter sa tournée Du temps pour moi à la chaleureuse salle de La Chapelle, où les titres de son album de 2013 voisinent quelques-uns de ses succès des années 1990 et 2000. La principale intéressée ne manquait d'ailleurs pas de souligner, dans ses présentations volubiles et sans façon, combien le temps passait rapidement et que les décennies qui la séparent de ses débuts dans les bars de la rue St-Denis s'additionnent.

Je confesse, et sans doute l'ai-je déjà mentionné sur ce site, un préjugé favorable pour cette interprète qui a la grande qualité d'utiliser sa voix naturelle et non pas une voix « formatée » selon les goûts du jour. Alors qu'une majorité des nouvelles venues tendent vers l'uniformité vocale - soit les timbres haut-perchés qu'on atteint en poussant son organe au maximum, soit encore la fausse intimité des voix susurrées - on doit se réjouir qu'il existe encore des artistes comme Luce pour qui le chant demeure l'usage sans fard de ce don que lui a fait la nature. Une voix au grain facilement identifiable, que l'on reconnaîtrait entre mille, comme en leur temps Piaf, Petula ou Julien dont elle a d'ailleurs récemment célébrée la mémoire avec le projet "Pauline Julien chantée par 4 Femmes de feu".

Il semble que je ne sois pas le seul à apprécier les qualités de la dame: sitôt les lumières éteintes, aux premiers bruissements indiquant sa présence sur scène, la salle s'est mise à applaudir et le calme n'est revenu qu'une fois entamée la chanson "Cours" du disque "Du temps pour moi". L'artiste n'hésite pas à nous livrer les secrets de gestation de ses récentes collaborations, que ce soit de la part d'une nouvelle recrue comme Patrice Michaud ("Plus grand que moi") ou de vieux complices comme Richard Séguin et le parolier Marc Chabot ("Que du bonheur", "Etta James", "Ce qu'il reste de nous").

Les incursions dans ses « grands classiques » nous remettent en mémoire les mots de Christian Mistral "Soirs de scotch", Thierry Séchan "Des milliards de choses", Daniel Bélanger "Tu me fais du bien", Nelson Minville ("J'ai regardé la rivière" et le récent "Will James" qui évoque l'épopée de son grand-oncle, né Ernest Dufault).

Pour "Quand nos rêves", une autre collaboration Chabot-Séguin, sa voix se mêle à celle du claviériste Jean-Sébastien Fournier en lieu du compositeur. La substitution ne manque d'ailleurs pas d'être soulignée, de façon taquine. Les interactions entre la chanteuse et les musiciens - le bassiste Karl Surprenant et le guitariste Jean Garneau complètent l'équipe - sont d'ailleurs fréquentes, au risque de parfois perdre le fil. Mais on retrouve rapidement le « droit chemin » et la soirée se passe comme une rencontre entre amis, toujours trop courte.

Parmi les belles surprises, soulignons ce titre de la grande Édith Piaf "Mon Dieu!" qui engendre maints frissons et la toujours très belle "Allelujah" de monsieur Cohen: Que du bonheur, vraiment!

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