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Christian Tetzlaff et l'OSQ, une rencontre inoubliable

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Christian Tetzlaff

Christian Tetzlaff

8 août 2014 (QIM) – La journée Arts sans frontières qui avait lieu au Domaine Forget de Saint-Irénée le samedi 2 août s'est terminée en beauté avec la visite de l'Orchestre symphonique de Québec et de son directeur artistique Fabien Gabel. Pour ce concert l'artiste invité, le violoniste Christian Tetzlaff, a offert un remarquable et inoubliable "Concerto pour violon en Ré majeur, op. 61" de Ludwig van Beethoven.

Christian Tetzlaff est reconnu comme un musicien virtuose, intelligent et d'une grande intégrité. Il a révélé à l'auditoire de la salle Françoys-Bernier à quel point cette réputation était largement méritée. Il peut sans rougir se voir considéré comme un des violonistes les plus importants de la scène musicale actuelle. Sa virtuosité et sa maîtrise de l'instrument sont impeccables, mais il ne s'en sert pas pour faire de l'esbroufe. C'est avec une grande sensibilité et une profonde intériorité (il a gardé les yeux fermés durant presque toute l'oeuvre) qu'il offre sa vision de ce chef d'oeuvre.

Christian Tetzlaff a, à plus d'une occasion, pris un plaisir évident à aller chercher les notes les plus ténues de son violon. Des sons d'une telle pureté que l'on se surprenait à retenir son souffle pour ne pas troubler la quiétude de ces moments de grâce. De ses cadences, on se souviendra bien entendu de sa virtuosité, mais plus encore de sa tendresse et de son raffinement.

Toujours aussi professionnellement accompagné des musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec dirigé avec art par son chef Fabien Gabel, tout a concouru à faire de cette rencontre un moment inoubliable et à faire vivre aux mélomanes d'intenses émotions. À un point tel que le commentaire le plus entendu dans les coulisses à l'entracte était « J'en ai encore des frissons ».

La "Symphonie en Ré mineur" du compositeur français César Franck était l'autre grande oeuvre au programme. Cette composition d'une grande richesse orchestrale, demande beaucoup des musiciens, avec ses passages parfois très denses et touffus. Mais l'acoustique de la salle Françoys-Bernier est une telle réussite que même lorsque les cordes, les cuivres, les vents et les percussions jouent avec ampleur et puissance, le son reste aussi clair, net et pur que dans les passages plus délicats et plus subtils.

Une soixantaine de musiciens jouant tutti avait de quoi faire vivre de nouveaux frissons à un auditoire captivé. Partageant la vision raffinée de leur chef, tous auront offert en quelque sorte une belle leçon aux étudiants du Domaine Forget, venus nombreux à cette rencontre.

Ce concert rendait hommage à l'artiste visuel Claude Le Sauteur, disparu en 2007, et à son épouse Ghislaine, décédée en janvier dernier. Ghislaine Le Sauteur fut l'une des premières à croire au rêve de Françoys-Bernier de fonder une école de musique et un festival sur le site enchanteur du Domaine Forget. Claude Le Sauteur aura été un grand ami du Domaine, comme en témoigne sa sculpture Main de maître qui trône fièrement face au fleuve, à l'entrée de la salle François-Bernier.

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