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Brel revit à travers Bruel!

Une collaboration de Sophie Roy

Bernard Bruel

Bernard Bruel

30 avril 2014 (QIM) – Le chanteur lyonnais Bernard Bruel porte les chansons de Jacques Brel depuis 25 ans sur toutes les scènes du monde. Le 24 avril, en compagnie des 60 musiciens de l'orchestre symphonique de Québec, il a livré une performance magistrale de l'oeuvre de l'auteur-compositeur interprète belge.

Brel aurait eu 85 ans cette année. Il est mort à 49 ans. Il avait cessé de chanter en public depuis 1966. Je ne l'ai jamais vu sur scène. Or, le jeudi 24 avril, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, Bernard Bruel a donné vie aux chansons de Brel avec la même intensité que leur créateur l'aurait fait.

L'interprétation de Bruel va bien au-delà de l'interprétation vocale. Elle est complète. Bruel mord dans les mots de Brel, il s'imprègne de ses personnages, il tremble de douleur, il pleure la perte d'un ami. Il nous renvoie les états d'âme, les blessures, les passions de Jacques Brel.

Le concert commence dans une ambiance feutrée. Les violons entament en douceur une valse. C'est l'introduction orchestrée de la chanson "Le Bon Dieu". Puis, des coulisses, on entend la voix de Brel, pardon de Bruel...: « toi, toi si t'étais le bon dieu, tu f'rais valser les vieux aux étoiles... ». Les dernières paroles mettent la table pour le reste: « toi tu es beaucoup mieux, tu es un homme, tu es un homme... »

Bernard Bruel entre en scène en complet. Il s'installe debout derrière son micro, seul devant l'orchestre. Il a une physionomie qui rappelle celle de Brel. Il enfile les chansons les unes après les autres s'appropriant totalement les textes et la musique. Il devient Brel.

Sa gestuelle est parfaitement adaptée au sujet. Il est drôle dans "Au suivant!", "Les bigotes", "Je viens pour le gaz". Il nous touche profondément dans "Voir un ami pleurer", "Jojo", "La quête", "Ne me quitte pas..." Il est essoufflant dans "La valse à mille temps"!

Ce spectacle vient nous rappeler la force des textes de Brel et l'humanité de l'artiste. Son regard sur les gens et les lieux qui l'entourent est unique. Ses espoirs et ses déceptions nous émeuvent. On voit les marins esseulés de "Amsterdam", "Les Paumés du petit matin", on sent le vent du Nord fouetter "Le Plat pays", on imagine le trajet entre Bruges et Gand pour rencontrer "Marieke".

Les arrangements symphoniques de Sébastien Jaudon, le pianiste et complice de Bruel depuis 25 ans, donnent une puissance dramatique au tour de chant. Il faut dire que l'orchestration classique se prête naturellement à la musique de Brel. La direction tout en sensibilité de Stéphane Laforest ajoute relief et richesse au concert. Le chef maintient un équilibre parfait entre l'interprète et l'orchestre. Et les musiciens ont visiblement du plaisir à jouer.

Le spectacle s'achève après "Amsterdam", "Ne me quitte pas" et "Madeleine". On se dit que Bruel doit être éreinté... Qu'à cela ne tienne, en rappel, il offre en partage: "Quand on n'a que l'amour".

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