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Suzie Arioli, une communion difficile

Une collaboration de Sophie Roy

Suzie Arioli

Suzie Arioli

9 avril 2014 (QIM) – Le courant a eu du mal à passer le 28 mars entre Suzie Arioli et le public de l'Anglicane de Lévis. Les ingrédients pour créer une ambiance feutrée et intime étaient pourtant là. La petite salle de 250 places avec ses murs de pierre et les tables bistro favorise la proximité et l'écoute. Arioli se présente avec quatre musiciens, mais elle est distante. Elle ne sourit pas. Il faut dire que le filet de lumière qui l'éclaire ne permet pas de bien saisir ses expressions. Chaleur et charisme ne sont pas au rendez-vous. Réserve? Timidité? La chanteuse avait-elle le goût de monter sur scène ce soir-là?

Le spectacle débute avec un enchaînement de ballades, tristes et déprimantes, qu'elle chante collée à son micro, comme dans sa bulle. Son ancien complice et guitariste Jordon Officer ne fait pas partie du groupe. Les musiciens jouent sans connivence, chacun à sa place. Le contrebassiste Bill Gossage semble être le seul content d'être sur scène. Au terme de six chansons, Arioli nous adresse la parole. Elle tente, maladroitement, de faire une blague qui tombe à plat, pour introduire la chanson "Je bois" de Boris Vian. Le texte raconte l'histoire de l'alcoolique cocu. Arioli féminise le propos et nous offre une version personnelle réussie, enrichie par les harmonies vocales de son contrebassiste et de son guitariste Jonathan Éthier. Elle enchaîne avec une autre chanson en français: "Un jour de différence". Puis elle entonne l'attendue "Funny Valentine", qu'elle interprète dans les règles de l'art. Elle termine la première partie sur une pointe d'humour avec une pièce dédiée aux perdants dans la salle: "Here's to the Losers".

Après l'entracte, Arioli revient en formation trio, sans batterie ni saxophone. Elle s'approprie la caisse claire. Ça augure bien. Les artistes sont souriants, plus détendus. Ils proposent des airs plus joyeux et des solos de guitare et de contrebasse inspirants. La synergie s'est installée. Le plaisir de jouer ensemble paraît et le public apprécie. À un certain moment, Suzie Arioli et son contrebassiste se balancent du même pas en écoutant Jonathan Éthier exécuter adroitement son solo de guitare.

Rejoint par le saxophoniste Al MacLean et le batteur Tony Albino, le groupe entame "Somewhere Beyond the Sea", la version anglaise de "La mer" de Charles Trenet. C'est un moment fort du spectacle. La salle s'anime. Suivra la chanson "Nuages", texte du parolier français Jacques Larue sur une mélodie de Django Reinhardt. Puis, "All the Way", la chanson-titre de son dernier album. La connexion s'établit enfin entre Suzie Arioli et son public. Le spectacle se termine sur des chansons aux rythmes variés de tango, de cha cha et autres.

Ma première soirée en compagnie de Suzie Arioli fut plutôt décevante. Probablement parce que la chanteuse insiste trop sur le côté sombre de la vie et qu'elle ne réussit pas à me faire pénétrer dans son univers. J'apprécierai mieux ses subtiles interprétations et le phrasé de sa voix dans le confort de mon salon. Il est de ces artistes qu'il est préférable d'écouter sur disque que de voir en spectacle.

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