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Yes au Capitole: 45 ans au compteur sans aucune ride!

Un commentaire de Roger T. Drolet

Yes

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4 avril 2014 (QIM) – Ce groupe phare de haut niveau du rock progressif britannique des années 1970 a habitué les fans de la Ville de Québec à des visites particulièrement remarquables. À l'évidence, depuis 45 ans, le groupe qui dit Oui est surdoué, tant par la qualité de la musique qu'il a construite que par celle de l'interprétation en scène ou sur les enregistrements qu'il laisse.

Ses membres actuels l'ont démontré encore une fois, ce 31 mars, au Théâtre Capitole lors d'un concert parfait! Steve Howe, Geoff Downes, Jon Davison, Alan White et Chris Squire: voici Yes 2014!

1 100 fans, jeunes et plus âgés ont pris place dans l'enceinte, connaissant à l'avance le menu qui leur serait offert: rien de moins que l'intégrale de trois des albums les plus marquants de leur carrière qui ne fut cependant pas sans soubresauts puisque pas moins 18 musiciens en ont fait partie depuis 1968. Les albums "Close to the Edge" (1972), "Going for the One" (1977) et "The Yes Album" (1971) furent interprétés intégralement et dans cet ordre avec doigté, finesse, énergie et enthousiasme par quatre vétérans et une recrue comme chanteur soliste, l'Américain Jon Davison.

Côté visuel, une sonorisation impeccable et un écran en arrière-scène évoquant les images de Roger Dean (concepteurs des nombreuses pochettes originales de groupe), films et animations aussi psychédéliques que cosmiques. À certains moments, on voyait aussi les musiciens en gros plan se faufiler à l'écran.

Bien entendu, Steve Howe surprend toujours par la dextérité dont il fait preuve derrière ses multiples guitares qu'il fait vibrer avec la versatilité qui a fait sa grande réputation. Howe est d'ailleurs le seul à s'offrir la courte et inclassable pièce "Clap" en solo, comme lui seul peut le faire depuis quatre décennies!

Succéder à Jon Anderson n'est évidemment pas une mince tâche quant on sait quel espace prenait le charismatique chanteur à la voix aussi unique que haut-perchée qui a quitté le groupe en 2004. Mais Davison fait montre d'une aisance et de qualités vocales étonnantes qui ne dénaturent aucunement les oeuvres, bien au contraire. Le public lui a d'ailleurs témoigné son appréciation tout au long de la représentation de près de deux heures trente.

Chris Squire, le magicien de la basse bien dodue, utilise aussi plusieurs instruments de sa collection durant l'exécution de ces titres très diversifiés auxquels il a d'ailleurs largement contribué comme compositeur, avec Howe et Anderson. Squire surprend en outre la foule avec sa basse à trois manches qu'il utilise brillamment dans "Awaken", joyau tiré de "Going for the One".

Geoff Downes, l'un des successeurs de Rick Wakeman au sein de Yes, semble bien à l'aise côté jardin avec ses étages de claviers et ses partitions bien garnies qui supportent tour à tour les instruments à cordes et les voix sans oublier les percussions discrètement mais efficacement assurées par Alan White, côté cour, autre survivant des ‘sixties'.

Créer, dans les années 1970, une musique aussi subtile et complexe jumelée à des textes pacifistes, souvent mystiques, avec ses temps fortissimo ou d'une douceur extrême tient en un seul substantif: le génie, rien de moins.

Somme toute, une soirée d'exception pour les amateurs comblés qui ont fortement ovationné Yes après chaque pièce.

L'incontournable rappel poursuivit l'aventure avec le hit "Roundabout", seul titre provenant de l'album "Fragile", fut bien chaudement acclamé.

Énergisée par ce souffle d'amour du public de Québec, la formation sillonnera encore plusieurs continents au cours du présent millésime. Si vous le pouvez, croisez leur route, ça en vaut grandement le détour!

À consulter

Site officiel de Yes

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