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Décembre sera chaud avec Israel Proulx!

Un commentaire de Richard Baillargeon

Shake Baby Shake


8 décembre 2013 (QIM) – La rumeur avait précédé la série de soirées Shake Baby Shake qui a pris l'affiche au Cabaret du Capitole il y a quelques jours. Habituellement, c'est un signe qui ne ment pas. Mais peut-on parler de la performance d'Israel Proulx comme on le fait d'un spectacle habituel? Sûrement pas. Même si les échos que j'avais eus de sa présence à L'Autre Bar, à deux pas du Capitole, au cours de l'été dernier étaient favorables, et en sachant que son répertoire rockabilly incluait quelques classiques oubliés de notre rock'n roll laurentien que je défendais naguère dans les publications de la SARMA, je ne pouvais prévoir un tel résultat.

Croyant voir et entendre un bon spectacle, c'est plutôt une expérience déconcertante qu'il m'a été donné de vivre pendant deux heures et des poussières. Si plusieurs ont déploré qu'au Québec l'on n'ait vécu l'euphorie rock'n roll qu'à distance et souvent en seconde classe, la bonne nouvelle est qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Était-ce dû à la fébrilité du soir de première? À l'interactivité participative du public? Ou bien est-ce simplement la nature de l'individu? Un peu tout ça sans doute!

Le choix du répertoire ne saurait être plus approprié: puisant tant dans les standards de Jerry Lee Lewis, Little Richard ou Elvis de la période 1956-1959, qu'aux fleurons de titres québécois tels ceux de Léo Benoit "Le rock'n roll dans l'lit", Roger Miron "En avant, le rock'n roll", Paul Brunelle "Le train qui siffle" ou quelques adaptations personnelles ("Je reviens à Chicoutimi", "Sept soirs sur le rock"), Proulx ne laisse pas une seconde de répit aux amateurs de rythmes et autres frivolités. À certains moments, on se prend à croire que le rock'n roll et son appeal aux instincts primitifs peut encore être menaçant pour la vie en société!!!

C'est que le IZ (son surnom abrégé qu'il a utilisé à une certaine époque) ne fait pas dans la dentelle: sueur, adrénaline, et autres endomorphines ne peuvent rester inactives chez les personnes présentes sur scène ou dans la salle. L'interaction que l'artiste suscite et provoque contribue à la complicité interpersonnelle. On remarque tout de suite que les sourires et les regards entre musiciens ne sont pas que des convenances. D'ailleurs, le public y adhère d'instinct.

Dans ce qui est littéralement un feu roulant (Great Balls of Fire!), permettant un peu de repos seulement au moment d'un entracte qui est l'occasion d'échanger nos impressions respectives, les seuls moments en mid-tempo sont quelques titres de Presley ("A Fool Such as I", "Teddy Bear") ou l'interprétation honky tonk de "À Québec au clair de lune", à des lunes justement du "Petit bonheur" de Félix dont je n'ai jamais entendu à ce jour une interprétation aussi fébrile! Et je puis garantir que ce n'est pas du plaqué. D'ailleurs, le pianiste chanteur et ses complices sont tellement instantanés qu'il n'y a place que pour l'authenticité.

Pour cette série de prestations, Israel Proulx est accompagné de Ludovic Manny à la guitare (du groupe de Québec Les Cyclones), Martin Bolduc à la contrebasse et Philippe Binette à la batterie. Shake Baby Shake est à l'affiche depuis le 4 décembre pour la majeure partie du mois, incluant une Saint-Sylvestre qui risque d'être mémorable. La célébration commence à 21 h, histoire de permettre à ceux qui ont choisi la formule repas-spectacle à 18 h 30 de mieux goûter le dessert musical!

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