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Jill Barber: attachante et romantique

Une collaboration de Sophie Roy

Jill Barber

Jill Barber

26 octobre 2013 (QIM) – La pétillante Jill Barber, auteure compositeure interprète canadienne, se présentait pour la 2e fois devant le public de Québec, au Palais Montcalm, le 12 octobre dernier. Elle remontait sur scène après un congé de maternité. La jeune maman a entrepris une tournée québécoise le 9 octobre 2013 avec un nouveau spectacle. Elle y présente notamment les pièces de son dernier album dédié à la chanson française des années 40, 50 et 60.

« Bienvenue au spectacle! Ce soir à la Palais Montcalm, c'est mon rêve!... dans la grande salle, je suis tellement chanceuse! Mais ce soir, je suis très peur » nous dit-elle humblement après avoir brisé la glace avec une de ses compositions "Chances".

La chanteuse d'origine ontarienne a redécouvert l'attrait du français lors d'un passage au Festival de jazz de Montréal en 2009. Puis, elle est allée suivre des cours intensifs en France pendant deux étés où elle est tombée amoureuse de la chanson française. L'album "Chansons" est donc le fruit de sa démarche.

S'approprier des classiques popularisés par les plus grands chanteurs français comme "Sous le ciel de Paris" (Édith Piaf), "Les feuilles mortes" (Yves Montant), "La javanaise" (Juliette Greco) et "Plus bleu que tes yeux" (Charles Aznavour) est un défi de taille. Pour y arriver, Barber s'est adjoint un réalisateur exceptionnel, Drew Jurecka qui est également excellent violoniste. Il a composé des arrangements aux couleurs jazzées tout en respectant l'esprit original des chansons. Bravo pour ce travail qui rend justice aux mélodies de cette époque.

Avec la complicité de ses quatre musiciens: un pianiste, un guitariste, un contrebassiste et un violoniste-clarinettiste, la chanteuse francophile livre avec élégance les pièces choisies. Sa voix grave et feutrée ainsi que son style romantique se prêtent bien à ce répertoire. Toutefois, elle manque encore un peu d'aisance sur scène lorsqu'elle chante en français. Mais son interprétation sans artifice fait ressortir toute la beauté de ces vieux airs.

Sa détermination à communiquer en français avec son public est remarquable. Malgré les difficultés de la langue, Jill Barber s'adresse à nous entre chaque pièce avec simplicité. Par exemple, avant d'entamer "La javanaise", elle nous avoue que les mots de Serge Gainsbourg lui ont donné bien du fil à retordre: « J'avoue j'en ai bavé, pas vous mon amour, avant d'avoir eu vent de vous mon amour... ». Bon exercice de diction pour une anglophone!

Ou encore, elle raconte combien il lui a fallu de courage pour s'attaquer à "Sous le ciel de Paris" sans imiter son idole Édith Piaf. Ses interventions la rendent attachante. Toutefois, elle devrait en limiter la longueur et chanter plus.

La connexion avec le public s'établit franchement quand elle nous invite à chanter avec elle l'hymne de Raymond Lévesque,"Quand les hommes vivront d'amour". Les applaudissements les plus chaleureux suivront après cette pièce bien québécoise.

Le spectacle comprend également ses propres chansons. "I Never Quit Loving You", "Mischivious Moon" et d'autres pièces viennent équilibrer le programme. La chanteuse est plus détendue et plus confortable en ces moments. Elle clôt d'ailleurs la première partie entourée de ses sympathiques musiciens qui s'amusent en chantant un Barbershop humoristique. L'artiste de 33 ans est très appréciée du public. Beaucoup de ses fans se sont déplacés pour la voir. Elle prend le temps de les rencontrer après le spectacle lors une séance de signature.

Quant à moi, la mélodie et les mots de "La javanaise" me suivront jusqu'au sommeil: « ne vous déplaise en dansant la javanaise, nous nous aimions, le temps d'une chanson... »

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