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Le vague à l'homme de Bernard Roy

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Bernard Roy

Bernard Roy

1er décembre 2012 (QIM) – Le monde a besoin de Lisa LeBlanc. Besoin de ces artistes festifs qui savent si bien nous amener sur le party, nous divertir, nous faire oublier pour un instant les vicissitudes de la vie. Mais le monde a aussi besoin d'artistes qui, loin de vouloir nous étourdir, nous convient à la réflexion, à l'introspection, aux remises en question. Des artistes qui tentent bien humblement, à partir de leur vécu, de répondre aux questions qui donnent le titre à l'un des tableaux les plus emblématiques de Paul Gauguin: D'où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?

Bernard Roy fait partie de ces derniers. Comme il l'a révélé à tous ceux venus faire salle comble, en ce jeudi 22 novembre, au Théâtre petit Champlain. Il venait, pour un soir seulement, nous interpréter l'intégral de son tout nouveau CD "Tous les chemins ne mènent pas à Rome".

Douze chansons, douze textes forts, intenses, engagés. Tout au long se la soirée on sentira que cet auteur-compositeur se sent une filiation avec des artistes contemporains ou disparus. À Léo Ferré qui se demandait "Est-ce ainsi que les hommes vivent?" Bernard Roy nous chante « Tous les chemins n'mènent pas à Rome. Faut-il toujours faire comme, comme tous les hommes ».

Dans "Transhumance" il adresse un petit clin d'oeil à Paul Piché, ce grand de la chanson québécoise (Je suis un homme en transhumance... Je ne suis pas qu'un coché oui. Un coché non). Quant à "Cash", elle s'insérerait très bien dans un spectacle de Richard Desjardins.

Si "Le vague à l'homme", "De Magpie à Tombouctou" ou encore "May Day" parlent d'errance et de voyages, d'autres sont empreintes d'une grande tendresse. On sent battre le coeur des hommes dans des chansons comme "Lettre à mon père", "Câlin salin" ou "Mon chum dégrise". Bernard Roy n'est pas un artiste qui broie du noir. Les musiques qui accompagnent ses textes se font légères, dansantes, entraînantes. Voilà la vision que se fait Bernard Roy de cette « insoutenable légèreté de l'être », une gravité enjouée.

Au départ, cette aventure devait se vivre avec son directeur musical, et grand complice, Robert Cyr (guitare) accompagné du talentueux guitariste Charles Cauchon (guitare slide, banjo, ukulélé). Mais au bout du compte Dan Breton (basse), Sébastien Dubois (percussions), Sylvain Neault (violon), Mike TheWay (guitare électrique) et Dan Godro (claviers) se sont joints au trio pour nous faire vivre une soirée mémorable.

Son disque, produit à compte d'auteur, est disponible uniquement chez Sillon le disquaire, célèbre magasin ayant pignon sur la rue Cartier, à Québec. Voilà une belle suggestion pour ceux qui cherchent un cadeau original (et non commercial) à offrir à Noël.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Bernard Roy fait partie de ses chanteurs dont la carrière artistique aura été plutôt discrète. Il entreprendra la sienne au début des années 80, mais se verra contraint de la mettre sur la glace suite aux problèmes financiers découlant de la parution à compte d'auteur, en 1984, d'un 33 tours intitulé "En attendant".

Converti en infirmier, il dispensera des soins à des villages d'Amérindiens et de pêcheurs disséminés sur la Côte-Nord. Dix ans plus tard, il entreprendra avec succès des études de premier cycle en anthropologie et soutiendra une thèse de doctorat au début du nouveau millénaire.

Mais s'il avait tracé une croix sur une carrière artistique, il n'est jamais parvenu à renoncer totalement à écrire des chansons. À sa grande surprise, il recevra une invitation de Gilles Vigneault et de son épouse à participer à la seconde édition des Ateliers Gilles Vigneault en août 2011. Cette semaine passée à Natashquan (en compagnie entre autres de Lisa LeBlanc) ranimera son goût de l'écriture et de la composition. De cette aventure naîtra "Tous les chemins ne mènent pas à Rome".

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