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Fabien Gabel et Beethoven, une rencontre réussie

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Marie-Nicole Lemieux

Marie-Nicole Lemieux

27 novembre 2012 (QIM) – En ce 21 novembre, Fabien Gabel poursuivait son exploration du répertoire symphonique français avec des oeuvres de Claude Debussy et Ernest Chausson. Du premier la "Sarabande" tirée du recueil pour piano "Images inédites", pièce qui fut orchestrée par Maurice Ravel deux ans après sa création. Cette petite partition, jouant avec finesse et subtilité sur les sonorités de l'orchestre, servait d'apéritif à l'attendu "Poème de l'amour et de la mer, op. 19" d'Ernest Chausson.

Élève de César Franck dont Fabien Gabel avait dirigé l'unique symphonie au début du mois, Chausson devait voir sa carrière musicale brutalement interrompue à 44 ans, alors qu'il décédait d'un bête accident de vélo. Ce poème, considéré comme une des plus belles pièces de ce compositeur, se divise en deux sections, "La fleur des eaux" et "La mort de l'amour", liées par un interlude instrumental.

La contralto Marie-Nicole Lemieux s'est investie dans ces chants d'une grande tristesse et d'une profonde mélancolie avec tout le charisme et la fougue qu'on lui connaît. C'était soir de retrouvailles pour la Diva et le Maestro, car en 2010 Marie-Nicole Lemieux avait enregistré "Ne me refuse pas" avec l'Orchestre national de France sous la direction de Fabien Gabel. Ce disque s'était vu couronné par le Grand prix international de l'Académie Charles Cros, dans la catégorie soliste lyrique.

Son interprétation de ces 6 chants aurait pu être mieux appréciée si les textes avaient été diffusés sur un bandeau lumineux, comme celui auquel recourt l'Opéra de Québec pour ses productions. Car la plupart des paroles étaient inaudibles et l'attention portée à tenter de les saisir ne pouvait se faire qu'au détriment de l'écoute de l'oeuvre.

La surprise de la soirée était la très attendue "Sixième symphonie en Fa majeur, op. 68, dite La pastorale" de Ludwig van Beethoven. Cette première excursion de Fabien Gabel à la tête de l'OSQ dans le grand répertoire symphonique allemand est une réussite totale. Dès les premières notes de l'Allegro initial, le Maestro a su rendre palpable cet « éveil d'impressions joyeuses en arrivant à la campagne » comme voulu par le compositeur.

Avec la scène au bord du ruisseau que constitue l'Andante, on sentait à quel point les musiciens faisaient leurs la vision de Fabien Gabel, vision demandant clarté, précision et fluidité. L'attention qu'ils ont accordé à la direction du Maestro dans l'Allegretto final donnait tout son sens au mot complicité.

En faisant briller son orchestre de mille feux, Fabien Gabel peut s'enorgueillir d'avoir offert une autre soirée qui a su ravir l'auditoire de la Salle Louis-Fréchette du Grand théâtre de Québec.

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