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Les couleurs françaises de Fabien Gabel

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Alexandre da Costa – photo: Bo Huang

Alexandre da Costa – photo: Bo Huang

15 novembre 2012 (QIM) - Ravel, Saint-Saëns, Franck. Pour son troisième concert de la saison, Fabien Gabel avait inscrit à son programme, intitulé Des couleurs de France, trois oeuvres de ses compatriotes. Comme s'il avait voulu rivaliser avec la splendeur des Laurentides, parées de leurs plus beaux atours automnaux.

D'abord en douceur et majesté avec la "Pavane pour une infante défunte". Oeuvre qui, avec son "Boléro", est sans conteste une des plus populaires de Maurice Ravel. Sans en faire une marche funèbre, Fabien Gabel a opté pour une direction très lente, dotée d'une grande élégance. Une approche qui dégageait une ambiance chaleureuse, parfois même enveloppante. Un peu plus d'assurance de la part des cors, dans l'introduction du thème, aurait cependant été la bienvenue.

L'invité de la soirée était le talentueux Alexandre da Costa. Ce jeune violoniste montréalais s'est attaqué au "Troisième concerto pour violon en Si mineur, op. 61" de Camille Saint-Saëns avec un engagement sans faille.

Chacun des trois mouvements de ce concerto fût composé pour mettre en valeur la virtuosité de Pablo de Sarasate, un des plus illustres violonistes du début du XXe siècle, à qui l'oeuvre était destinée. À entendre, en ce 7 novembre, Alexandre da Costa interpréter ces pages, on pouvait croire qu'elles avaient été écrites pour ses prodigieux talents violonistiques.

Est-ce parce que cette oeuvre n'est pas la plus populaire ni la plus facile d'écoute du répertoire concertant de cet instrument, mais celui qui à 33 ans, compte déjà plus de mille concerts à son actif, n'est pas parvenu à ravir entièrement les spectateurs de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre.

Qu'importe, après de modestes acclamations, da Costa a offert en rappel une berceuse d'un compositeur espagnol dont j'ai malheureusement oublié le nom. Une oeuvre non pas pour violon seul, mais pour un trio à cordes. L'altiste et le violoncelle solos de l'OSQ se sont joints à lui pour cette pièce d'une belle douceur tranquille, qui s'apparentait à la pavane entendue précédemment.

C'est surtout avec la "Symphonie en Ré mineur", unique excursion de César Franck dans ce genre musical que l'on a pu voir à quel point la lune de miel entre Fabien Gabel et ses musiciens se poursuit de plus belle.

C'est une oeuvre « musclée », puissante, avec de dramatiques contrastes sonores. Elle demande une attention soutenue des musiciens à la direction du Maestro. Lorsque l'on sait que cet orchestre peut, lorsqu'il est bien conduit, donner le meilleur de lui-même, on ne pouvait qu'apprécier la majesté des cuivres, la justesse des cordes, la subtile présence de la harpe.

Cette oeuvre a le souffle épique des grandes symphonies romantiques allemandes, je pense notamment à celles d'Anton Bruckner. Devant la vigoureuse direction de Fabien Gabel, on se plaît à rêver voir le Maestro s'attaquer à des oeuvres symphoniques allemandes.

Ce sera le cas, le 21 novembre prochain, puisque le programme comprendra la "Sixième symphonie dite Pastorale" de Ludwig van Beethoven. La présence de la colorée contralto Marie-Nicole Lemieux, dans le "Poème de l'amour et de la mer" d'Ernest Chausson, rend ce rendez-vous incontournable.

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