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José Feliciano: le survivant du rythme

Un commentaire de Roger T. Drolet

José Feliciano

José Feliciano

8 novembre 2012 (QIM ) - Rare moment de ferveur musicale proposé à près de 300 personnes dans le décor majestueux de la salle de bal du Fairmont Château Frontenac, ce dimanche 4 novembre. Le métissé José Feliciano, portoricain d'origine nous honorait de la chaleur de sa voix et de ses guitares flamboyantes.

Au démarrage, après un bref passage de France d'Amour in english, des images vidéo de quelques apparitions télé du passé de José, encore tout jeune homme, lors de grandes émissions américaines, avec Bing Crosby et Johnny Cash, hôtes éberlués du talent révélé. Raretés impressionnantes.

Je crois que tous connaissent son adaptation de "Light My Fire" datant de 1968, un an à peine après la création de cette chanson incandescente des Doors. Une version lumineuse de José égalant certainement l'originale. Joe Cocker aura réussi le même exploit avec "With A Little Help From My Friends". C'est évidemment l'un des moments forts du spectacle.

Ses influences sont latines, bien entendu, mais aussi américaines et britanniques. Il sait aussi bien revisiter des pièces phares du répertoire hispanophone que de celui de Presley et des Beatles. Et cette manière particulière de faire circuler ses doigts sur le manche créent toujours une ambiance unique comme en font foi ses adaptations de "California Dreamin' ", "That‘s All Right Mama" ou "If You Don't Me By Now". Il joue même d'une seule main, la gauche, sur sa guit flamenco plusieurs minutes durant "Lo Que Te Ve Con Tigo".

Feliciano peut jouer n'importe quoi (et il l'a fait) mais il fait siennes à merveille des balades prenantes telles "Por Que Te Tengo" ou "Believe Me When I Tell You", sa première composition datant de 1969. Majoritairement en anglais, son répertoire fait tout de même une large place à l'espagnol comme pour son succès du temps des Fêtes, "Feliz Navidad" qu'il nous offre comme au revoir, lors du rappel.

Mais c'est quand il laisse place à l'impro contrôlée que le public a la chair de poule: prenez cette reprise de "Oye Como Va" de Santana où son envolée sur guitare électrique est bien encadrée par des solos de chacun de ses cinq solides musiciens.

Une affiche montre un José, cheveux mi-longs, guitare à la main... on dirait Jean-Pierre Ferland! Et lorsqu'il présente ses chansons, parfois en introduisant quelques mots de français en tout respect pour ses fans québécois, on croirait entendre... Ed Sullivan!! Mais lorsqu'il chante et joue, on sait que c'est bien le génial interprète qui nous séduit depuis presque 45 ans.

Dommage que la salle de 450 places n'ait pas été pleine, la promotion a certainement fait défaut.

Et si on imaginait le trio magique des musiciens aveugles anglo-américains il serait, à mon avis, formé de Ray Charles, Steevie Wonder et Feliciano. Dommage qu'on ne les ait jamais vus jouer ensemble. Quel concert royal cela aurait donné!

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