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Fabien Gabel et Beatrice Rana: une rencontre éblouissante

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

26 septembre 2012 (QIM) - Jusqu'à tout récemment il y avait à Québec 66 musiciens en quête d'un chef. Depuis peu, ils en ont un. Un chef qui sait comment les rassembler, les diriger, les amener à donner le meilleur d'eux-mêmes. Fabien Gabel, le nouveau directeur musical de l'Orchestre symphonique de Québec a l'étoffe des grands et il nous l'a montré à nouveau dans un concert haut en couleur, une semaine seulement après son concert inaugural.

D'abord avec le célèbre "Concerto pour piano no 1 en Sib mineur, op. 23" de Piotr Ilitch Tchaïkovski. L'invitée de Maestro Gabel, Beatrice Rana, est une jeune pianiste italienne de plus en plus connue au Québec. L'an dernier elle devenait la plus jeune lauréate du Concours musical international de Montréal en remportant à 18 ans, le premier prix. Cette année, elle se produisait au Festival international du Domaine Forget à Saint-Irénée, dans les 24 préludes de Frédéric Chopin, préludes qu'elle vient d'enregistrer chez Atma.

Après l'ouverture solennelle de ce concerto dont, petite particularité, le thème ne sera repris dans aucun des mouvements, la talentueuse artiste s'est révélé une interprète passionnée de cette oeuvre, faisant courir ses doigts agiles sur le clavier comme si c'était la chose la plus naturelle qui soit.

On insiste souvent sur cet aspect mais, dans un concerto, l'équilibre entre le soliste et l'orchestre est primordial. À cette occasion, cela frisait la perfection et on ne savait qui du Maestro, de la soliste ou de l'orchestre se montrait le plus attentif à l'autre. L'ovation du public nous a valu en rappel un prélude de Chopin, question de nous montrer qu'elle n'est pas seulement une virtuose mais qu'elle sait aussi faire preuve d'une très grande intériorité.

Fabien Gabel avait confié en entrevue qu'il se proposait de diriger plus d'oeuvres du XXe siècle durant la 111e saison de l'OSQ. Après Richard Strauss et Maurice Ravel, c'était au tour de Serge Prokofiev d'être à l'honneur, dans des extraits de son ballet "Roméo et Juliette", une de ses oeuvres les plus célèbres.

Les huit pièces tirées des deux suites réalisées par le compositeur, avaient tout pour séduire les spectateurs de la Salle Louis-Fréchette du Grand théâtre de Québec, laissant aux musiciens beau jeu pour montrer de quel bois ils se chauffent lorsqu'ils se sentent bien dirigés. Puissance et majesté dans les "Montaigus et Capulets", entrain et solennité dans le "Menuet" et "Masques", sensualité et finesse dans "Roméo et Juliette avant la séparation" et surtout "Roméo sur la tombe de Juliette".

Tout n'était peut-être pas parfait dans la direction du Maestro, certaines imprécisions ici, certains déséquilibres sonores là, mais dans l'ensemble cette interprétation avec ses partis-pris d'âpreté et de furie valait bien des versions plus léchées et plus polies mais moins attrayantes au bout du compte.

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