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Sylvain Lelièvre: 10 ans d'absence et toujours présent

Un commentaire de Richard Baillargeon

Jessica Vigneault, Philippe Noireault et Annie Poulain

Jessica Vigneault, Philippe Noireault et Annie Poulain

21 juillet 2012 (QIM) - Déjà 10 ans: c'est fou comme le temps passe. C'est à peine plus loin qu'hier. Quelques semaines avant ce qui allait être sa dernière envolée aux Îles (nos Îles madelinoises, à l'entrée est du Québec) j'avais eu l'occasion de rencontrer Sylvain Lelièvre. C'était en fin d'après-midi, à un café-comptoir de centre commercial, au terme d'une tournée médiatique. Brève rencontre sous le signe de la détente: l'artiste, jeune retraité de l'enseignement, avait repris la route et venait de lancer son "Versant jazz".

Il m'avait confié qu'il appréciait Québec Info Musique et qu'il n'hésitait pas à le conseiller aux jeunes journalistes s'enquérant de son parcours, histoire de se concentrer sur le présent et de ne pas avoir à reprendre chaque fois le récit de ses trois décennies de vie musicale. Je lui avais dit que son nouvel album dont on m'avait remis copie (merci à son attachée de presse, Paulette Dufour) quelques jours plus tôt était superbe, que le plaisir d'être en scène y transpirait à chaque instant. Il avait acquiescé: l'artiste était visiblement heureux de renouer à temps plein avec son art.

Puis un matin, en écoutant la radio, j'apprends la nouvelle: un malaise en avion, une brève hospitalisation, une page qui se tourne. Pas tout à fait, tout de même...

S'il n'est plus physiquement parmi nous, l'auteur-compositeur de Limoilou le demeure dans cette dimension qu'on nomme notre culture. Chaque année depuis ce temps, grâce à la vigilance d'un Pierre Jobin, parfois aux alentours du parc nommé en sa mémoire dans son quartier natal, parfois en salle, ou incorporée au programme du festival Limoilou m'en chante, une soirée lui est dédiée. Intitulée cette année Salut Sylvain, 10 ans déjà..., l'édition 2012 se tenait le 4 juillet en pleine rue, sur Canardière « entre la 3 pis la 4 ». Hommage certes, mais surtout des chansons qui semblent plus actuelles que jamais!

Réunissant Claude Vallières, les chanteuses jazzy Annie Poulain et Jessica Vigneault, le bassiste Bob Angelillo, la violoniste Roxane de Lafontaine ainsi que les anciens complices Philippe Noireault et Gérard Masse, la rencontre était chargée d'émotions. Une occasion de rappeler que le Limoulois demeure un auteur-compositeur majeur et complet. Des refrains les plus connus "Petit matin", "Les choses inutiles", "Qu'est-ce qu'on a fait de nos rêves?", "Venir au monde" aux moins évidentes "Lettre sans adresse", "La complainte de l'enfant distrait", "La corde de La", les interprétations donnaient un relief renouvelé aux propos de Sylvain, qu'ils fussent profonds ou plus légers.

Citons quelques moments d'exception: le swing d'Annie dans "Fleur de grésil"; Philippe délaissant son clavier le temps de "Partis de zéro" (et sachez bien que nous savons!); un Claude soudain plus grave pour l'inquiétante "Tôt ou tard", sans doute l'une des chansons les plus sombres du répertoire francophone et même planétaire; Jessica dans la résolument laïque "Abraham et papa", sous l'oeil paternel de Gilles qui se trouvait parmi l'auditoire; quant au violon de Roxane, on a pu l'apprécier particulièrement dans son improvisation lors de "Marie-Hélène".

Une soirée fort appréciée, au coeur du quartier natal de Sylvain, qui donnait envie de rester encore... ou de réécouter « les disques en vinyle... les choses inutiles qui donnent à chanter »!

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