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L'OSQ termine sa saison avec grandeur

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Carmina Burana

 

8 juin 2012 (QIM) - La réputation du compositeur allemand Carl Orff repose pour l'essentiel sur une seule oeuvre: ses célèbres "Carmina Burana". Cette cantate profane est bien connue pour son chant d'ouverture le "O Fortuna", mélodie envoûtante également reprise en finale.

Ce chant représente donc une pierre angulaire de l'oeuvre. Mais le "O Fortuna" entendu en ouverture de la prestation du 30 mai n'aura pas fait trembler les murs de la salle Louis-Fréchette du Grand théâtre de Québec. Loin d'être animé par une énergie entraînante, le choeur de l'OSQ l'a sagement chanté, avec une froideur un peu malvenue. Les percussions auront permis de dramatiser un peu mieux le climat. Mais à la reprise finale, les spectateurs en auront eu pour leur argent, les choristes l'entonnant avec vaste puissance et belle expressivité.

Entre les deux, les solistes invités - la soprano Nathalie Paulin, le ténor Jean-Francis Monvoisin et le baryton James Westman - auront beaucoup contribué au succès de la soirée. Notamment James Westman, très à l'aise sur la scène, qui s'est même permis un petit cabotinage, en poussant un hoquet dans le chant de taverne "Ego sum abbas". Ce qui a bien déridé l'auditoire. De même, il a su instaurer une très belle complicité avec Nathalie Paulin, dans la dernière partie, celle des chants d'amour.

Jacques Lacombe - directeur musical du New Jersey Symphony Orchestra et de l'orchestre symphonique de Trois-Rivières - était le chef invité de ce dernier concert de la saison. La Maîtrise des Petits Chanteurs de Québec (préparée par Céline Binet) s'est jointe aux musiciens et aux choeurs (préparé par David Rompré) de l'Orchestre symphonique de Québec.

Jacques Lacombe a dirigé avec une battue extrêmement rapide, nerveuse, mécanique, laissant parfois peu de place à l'expressivité et à la dramatisation souhaitée. Si les musiciens, ayant connu bien des chefs au cours de cette saison, ont bien su s'en accommoder, le Choeur ne sera pas parvenu à en faire autant. Ce qui aura donné au final une interprétation honnête, sans plus.

En première partie, les mélomanes se sont laissé séduire par "Sur les rives du Saint-Maurice", la dernière oeuvre pour orchestre du compositeur québécois Jacques Hétu. Créé le 13 septembre 2009 par Jacques Lacombe et l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières, dans le cadre des festivités entourant le 375e anniversaire de cette ville, ce poème symphonique se veut un portrait musical de la région natale du compositeur.

À la lecture du programme, il était assez aisé d'en suivre musicalement les éléments. Nous assistons ainsi à la rencontre, dans un cadre bucolique, des premiers explorateurs avec les amérindiens. Par la suite une balade en canot nous entraîne de la tranquillité pastorale vers la furie des célèbres forges de la Saint-Maurice et du boucan de leurs hauts-fourneaux. Avec une direction plus détendue de Maestro Lacombe, les musiciens ont magnifiquement interprété cette oeuvre faisant bien ressortir tout le charme et la poésie de ces pages.

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