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Martine St-Clair fait son cinéma

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Martine St-Clair (photo: Alexandre Deslauriers)

Martine St-Clair – photo: Alexandre Deslauriers

2 juin 2012 (QIM) - Martine St-Clair était de passage au Grand Théâtre de Québec, pour un seul soir le jeudi 24 mai, venue nous faire revivre quelques beaux moments musicaux de l'histoire du cinéma. Elle nous a interprété l'essentiel de son récent album, "Martine fait son cinéma", paru à l'automne 2011.

Tout comme Rock Voisine l'a fait avec son projet Americana, elle a choisi de renouer avec son public, non pas en proposant de nouvelles chansons, mais en lui offrant quelques immortelles du 7e art.

Accompagnée d'un quatuor à cordes, d'un contrebassiste et d'un pianiste, elle a bercé le public de la salle Octave-Crémazie avec des versions, très souvent jazzées, de mémorables chansons telles "Smile" des Les Temps modernes de Charlie Chaplin, "Un homme et une femme", où elle en a profitée pour inviter le public à fredonner l'air avec elle, ou l'exigeante "Calling you". Avec ce grand succès du film Bagdad Café elle nous révélait à quel point sa voix n'avait rien perdu de sa puissance et de sa pureté.

Alternant les succès en anglais et en français, elle présenté brièvement chacune des chansons, que ce soit "Le temps est bon" de Stéphane Venne, tirée du film Les Mâles, "Miss Sarajevo" ou cet incontournable chef d'oeuvre de Simon and Garfunkel "Mrs Robinson". Elle a inclus son adaptation de "Moon River" popularisée par Andy Williams, d'abord en français puis passant au texte original, procédé aussi utilisé par Rock Voisine dans ses trois albums "Americana".

Tout au long de la soirée, Martine cherchera à établir une complicité avec son public, partageant ses souvenirs et ses émois au visionnement de grands classiques. Après une ouverture où la chanteuse semblait un peu distante, ou du moins mal à l'aise, la soirée a soudainement changé de ton lorsqu'elle nous a confié avoir eu le goût d'insérer un medley disco dans son récital.

Avec beaucoup plus d'aisance et de naturel, elle s'est laissé gagner par la « fièvre du samedi soir » dans des versions entraînantes de "Staying Alive", "How Deep Is Your Love" et Night Fever". Un bel hommage à Robin Gibb, membre des Bee Gees décédé quelques jours plus tôt. Elle rendra un tout aussi vibrant hommage à cette autre grande disparue, Alys Roby.

Elle allait conserver ce naturel jusqu'à la fin, se montrant câline dans "My Heart Belongs To Daddy" ou cabotine dans "I'm Singing In The Rain", popularisées respectivement par ces icönes du cinéma américain, Marilyn Monroe et Gene Kelly. Et son "New York, New York", n'avait rien à envier à la version de Franck Sinatra, lui méritant une magistrale ovation. Un spectacle qui gagnerait à trouver cette aisance et ce charisme d'entrée de jeu.

Certaines chansons présentées à cette occasion n'apparaissent pas sur son album. Préparerait-elle le terrain pour une deuxième mouture de "Martine fait son cinéma"? Reste à savoir si le public la suivra dans cette aventure. Les quelque 400 personnes présentes semblaient prêtes à lui dire oui.

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