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Marc-André Hamelin en met plein les oreilles

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Marc-André Hamelin

Marc-André Hamelin

26 mai 2012 (QIM) - Ce qui surprend parfois à l'écoute du "Deuxième concerto pour piano, en Sib majeur op. 83" de Johannes Brahms est l'omniprésence de l'orchestre tout au long de l'oeuvre. Le soliste doit alors relever le défi d'affirmer sa présence face aux musiciens. Marc-André Hamelin était un pianiste tout indiqué pour relever ce défi. Dans cette oeuvre qui brise la règle des trois mouvements avec la présence d'un Scherzo entre l'Allegro initial et l'Andante, il a su s'imposer de manière à la fois énergique et élégante.

Hamelin dont on connaît depuis longtemps la virtuosité pianistique déjoue avec grande aisance les pièges diaboliques que renferment certains passages. Dès le départ, une belle symbiose s'est installée entre le soliste et l'orchestre, placé sous la direction de Carlos Miguel Prieto.

Un des moments-clés de la soirée est sans contexte l'Andante de ce concerto, alors qu'un violoncelle solo (magistral et émouvant Blair Lofgren) énonce le thème initial, avant d'être repris par le piano. À se demander qui du violoncelle ou de piano est le véritable soliste.

Avec cette interprétation, Marc-André Hamelin nous rappelait qu'il a lui aussi l'étoffe d'un grand pianiste, capable de combler le mélomane le plus exigeant. C'est à 5 ans qu'il a commencé à jouer du piano, avant d'être admis quatre ans plus tard à l'École Vincent-d'Indy. C'est à la Temple University de Philadelphie, qu'il devait parfaire son apprentissage pour, par la suite, amorcer une brillante carrière comme soliste, chambriste et concertiste. Au printemps 2012, il a remporté le prix Juno dans la catégorie Album classique de l'année, solo ou ensemble de chambre, avec son disque "Liszt Piano Sonata", paru chez Hypérion.

La soirée se poursuivait avec un autre célèbre compositeur allemand romantique, Robert Schumann et sa "Deuxième symphonie en Do majeur, op. 61". Schumann relevait d'une dépression lorsqu'il composa cette symphonie. D'où, selon plusieurs musicologues, son climat sombre et grave.

Mais ce n'était pas cet aspect de l'oeuvre que Carlos Miguel Prieto avait choisi de privilégier. Celui qui se vit désigné Chef d'orchestre de l'année en 2002 par l'Union mexicaine de la musique a plutôt fait ressortir les aspects plus lumineux de ces pages, démonstration parfaitement réussie avec le Scherzo, merveilleusement interprété par les cordes et bien entendu dans l'Allegro final.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Maestro Pietro fait preuve d'intensité dans sa direction d'orchestre. Sa gestuelle est ample, parfois même très amplifiée, comme on a pu le constater le 23 mai au Grand Théâtre de Québec avec en début de concert "L'Ouverture Egmont" de Ludwig van Beethoven. Dans cette oeuvre, où les silences sont aussi importants que la musique, c'est d'une main de fer qu'il a dirigé les musiciens.

Le public a apprécié la visite de ce chef qui assume à la fois la direction artistique de quatre orchestres du Mexique et des États-Unis dont l'Orquesta Sinfonica Nacional de Mexico.

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