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Nostalgie nickel - Le retour de nos idoles

Un commentaire de Roger T. Drolet et Richard Baillargeon

8 mai 2012 (QIM) - Ça y est, c'est une tradition. Chaque début mai, la caravane Québecor débarque à Québec et s'installe pour quelques jours au Colisée. Depuis 2011, Le retour de nos idoles, jumeau de Âge tendre et tête de bois qui fait un tabac en France depuis plusieurs années, met en présence une ribambelle de vedettes francophones d'hier et un public avide de souvenirs musicaux. Toutes ces personnes, massées dans l'enceinte de la Capitale entre le 4 et le 6 mai pour six représentations de près de trois heures chacune, ont un rêve en commun: ils ne veulent pas vieillir.

Véritable bain de jouvence qui débute pour plusieurs bien avant l'heure du spectacle, la cuvée 2012 de ce gros happening est un feu roulant de mélodies, dont une majorité à tendance romantique, interprétées par les artistes originaux qui en ont fait des succès en français. De gros noms comme Ginette Reno, Renée Martel et Michel Pagliaro entrecroisent des interprètes plus éphémères de jadis.

Le party débute sur les chapeaux de roue avec un Joël Denis encore très fougueux, portant élégamment ses 75 printemps et refaisant son "Ya Ya" et "Hey, Hey, Lolita" pour allumer littéralement le public. Dommage qu'il n'ait fait que ces deux interprétations car sa reprise des Beatles dont le titre était justement "Quand j'aurai 75 ans" aurait été parfaite pour l'occasion! Mais on est déjà ailleurs...

Les Milady's et Tony Massarelli, autres vedettes du petit écran, apparaissent dans leurs atours de l'époque où la gloire était au rendez-vous, au milieu des années 1960. Permettons-nous une brève remarque: les chansons qui ont connu les plus fortes ventes ne sont pas nécessairement les plus intéressantes du répertoire d'un artiste. Si "Monsieur Dupont" est une réussite sur le plan chorégraphique pour les Milady's, les fans du trio n'auraient certes pas dédaigné réentendre au moins une de leurs adaptations Motown, "Donne-moi ton amour" par exemple.

Puis, c'est au tour des Français d'occuper les planches: Michel Delpech refaisant "Les divorcés" et "Pour un flirt", d'énormes succès radio de la première moitié des années 1970, est suivi d'une Michèle Torr éblouissante et très en voix qui, après ses succès "Une vague bleue" et "Emmène-moi danser ce soir", se paie une "Entrée des artistes" sans micro, dans un amphithéâtre qui retient son souffle. Un moment qui commande l'admiration! La foule est subjugée...

L'artiste suivant est plus connu comme compositeur qu'interprète mais c'est avec la voix et l'image de nulle autre qu'Édith Piaf que Charles Dumont reprend "Non, je ne regrette rien" en s'accompagnant au piano. Magnifique, 50 ans plus tard!

Plus rythmé, le pot-pourri de Richard Anthony, qui compte d'innombrables succès (de "J'entends siffler le train" à "Ce monde"), soulève aussi l'enthousiasme. Le pionnier tire sa révérence en modifiant la finale de son pot-pourri pour « à présent... je peux m'en aller ». Allusion touchante et subtile au temps qui passe...

De part et d'autre de l'entr'acte, les indémodables Renée Martel et Ginette Reno refont avec émotion quelques titres des décennies passées sous les applaudissements nourris des spectateurs qui ont très majoritairement l'âge d'avoir toutes les paroles encore fraiches à leurs mémoires. Ginette invite notamment le chanteur français Jean-Jacques Lafon à interpréter en duo un titre qu'il a d'ailleurs composé spécialement pour elle.

C'est avec satisfaction que plusieurs reconnaissent les mélodies de "Angélique (Mon bonheur c'est toi)" et "Oh, Lady Mary", servies par la voix assurée d'un Jean Nichol qui a peu quitté la scène depuis quatre décennies. La tradition veut aussi que s'ajoutent certains invités non annoncés: le préambule annonçant l'arrivée d'une surprise « qui s'est illustrée à l'époque disco » a suscité des attentes diverses pendant quelques instants. Ce fut finalement Martin Stevens qui mit fin au suspense en se rendant sur scène pour entonner "Love Is In The Air".

La toujours populaire formation suisse d'Alain Morrisod Sweet People touche ses fidèles admirateurs et le leader ne se prive pas d'annoncer un retour au Québec pour l'an prochain. Enfin, la finale rock est assurée par le chevelu Pag qui couronne ce retour en arrière avec "Les bombes" et "J'entends frapper". L'apothéose est dans les décibels!

On a, cette année encore, demandé aux animateurs Michel Jasmin et Michel Drucker de lier le tout avec juste assez d'humour et de tact pour rafraîchir les prouesses de tous ces interprètes.

Artillerie lourde du côté technique, une dizaine de musiciens, deux chefs d'orchestre, quatre choristes et des danseurs très en forme mettent toute l'ambiance qu'il faut pour laisser une couche supplémentaire de souvenirs aux autres qui font partie d'une époque joyeuse qui vit toujours.

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