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Le Club musical termine sa saison en beauté

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

2 mai 2012 (QIM) - Le Club musical peut se targuer de compter parmi ses invités quelques-uns des plus grands noms de la scène musicale internationale. Certains se sentent si bien reçus et accueillis qu'ils n'hésitent pas à revenir.

Ainsi d'Evgueny Kissin, pianiste russe de réputation internationale qui en était à sa quatrième invitation du Club musical, la première remontant à 1987. Cet homme est une autre véritable légende du piano, qui commence à jouer du piano à deux ans, entre à l'Académie russe de musique de Moscou à 6 ans et donne son premier récital dans cette ville à l'âge de 10 ans.

Aujourd'hui, à 40 ans, il revenait à Québec en ce dernier dimanche d'avril, avec dans ses bagages trois grandes sonates pour piano, dont celle très peu connue de Samuel Barber. Evgueny Kissin avait choisi de commencer ce concert sur la pointe des pieds avec la "Sonate pour piano no 14 en Ut# mineur, op. 27, no 2" de Ludwig van Beethoven, mieux connue sous le nom de sonate "Clair de lune".

L'Adagio initial est connu de tous grâce à ces célèbres triolets accompagnant une mélodie que le pianiste s'est plu à rendre funèbre et lugubre à souhait. Le presto agitato, qui termine de façon lumineuse cette sonate, aura constitué comme une mise en train pour la pièce de résistance qui allait suivre.

La "Sonate pour piano en Mib mineur, op. 26" du compositeur américain Samuel Barber fut créée en 1949 par le légendaire Vladimir Horowitz, qui en assura la diffusion à travers le monde, tant il la considérait comme un chef d'oeuvre. C'était pour moi une belle découverte et un des beaux moments de cette soirée. J'y ai découvert une oeuvre d'une facture peut-être classique, avec pleine de rythmes et de contrepoints d'une grande modernité et comprenant un adagio d'une profonde fascination.

Evgueny Kissin, parfaitement à l'aise dans ce répertoire éblouissant, a donné la pleine mesure de son talent. Plus convaincant que dans le Beethoven, le pianiste a subjugué un public médusé devant tant de virtuosité.

Comme Murray Perahia quelques semaines plus tôt, Evgueny Kissin avait choisi de terminer la soirée avec Frédéric Chopin. Le "Nocturne en Lab majeur, op. 32, no 2" et surtout la "Troisième sonate en Si, mineur, op. 58".

Le pianiste a abordé Chopin avec les mêmes fougue et impétuosité que dans la sonate de Barber. J'ai trouvé cependant que certains passages étaient peut-être martelés un peu trop fort, donnant parfois des contrastes un peu trop accentués. Mais je dois reconnaître que c'est une interprétation intègre qui laisse peu de place au compromis et qui évite toute mièvrerie.

Une belle façon pour le Club musical de terminer sa saison 2011-2012 en beauté et de nous permettre d'entendre un pianiste au meilleur de sa forme.

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