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Les chatoyantes impressions françaises de Jean-Michaël Lavoie

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Jean-Michaël Lavoir (photo: Jean Radel)

Jean-Michaël Lavoir – photo: Jean Radel

20 mars 2012 (QIM) - Difficile à dire si c'est le mauvais temps qui sévissait en ce début de soirée du 14 mars ou bien le jeune âge du chef invité à diriger les musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec, toujours est-il que la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm n'était pleine qu'à moitié pour ce concert consacré à la musique française.

Jean-Michaël Lavoie, jeune chef d'à peine 30 ans formé à l'Université McGill, a été le lauréat 2010 des Prix Opus dans la catégorie Découverte de l'année. Il mène depuis peu une carrière internationale, ayant notamment dirigé le Los Angeles Philharmonic et collaboré à la création d'un nouvel opéra de Luca Francesconi, "Quartett", à la Scala de Milan au printemps 2011.

"Le Tombeau de Couperin", un hommage de Maurice Ravel à la musique française du XVIIIe siècle, semblait la pièce la plus appropriée pour faire ressortir tout le chatoiement dont peut faire preuve la musique française. Des six pièces pour piano de cette suite, chacune dédiée à un ami mort durant la Grande Guerre, Ravel devait en orchestrer quatre avec le grand talent qu'on lui connaît. Malheureusement, le jeune Maestro n'est pas parvenu à faire ressortir toute la subtilité et la finesse orchestrale de ces pièces. Le "Prélude" manquait de clarté, le "Menuet" de sensibilité et l'ensemble sonnait un peu trop homogène.

De la musique de scène composée pour la pièce de théâtre de Maurice Maeterlinck, "Pelléas et Mélisande", Gabriel Fauré devait tirer une courte suite pour orchestre. Un peu mieux inspiré, Jean-Michaël Lavoie a offert de beaux passages notamment avec la très connue "Sicilienne" bien interprétée par la flûtiste Jacinthe Forand et la trop discrète harpiste Isabelle Fortier.

Le poème symphonique "Les Éolides" de César Franck, basé sur le premier quatrain d'un poème de Leconte de Lisle, n'était peut-être pas une pièce appropriée pour nous faire découvrir le chatoiement promis. L'orchestration est assez massive et sous la baguette du chef, nous avons eu droit moins à l'expression d'une brise légère que d'un vent tourmenté.

Avec la "Symphonie no 2, en La mineur, op. 55", de Camille Saint-Saëns, le jeune Maestro est enfin parvenu à briller et à nous montrer de quel bois il pouvait se chauffer. Cette oeuvre d'un jeune homme de 24 ans, préfigure ce qui deviendra sa symphonie la plus célèbre, la "Symphonie no 3 avec orgue".

Habité d'une fougue et d'une énergie contagieuse, inspiré par le souffle de fraîcheur de cette symphonie de jeunesse, Jean-Michaël Lavoie nous a livré une interprétation éblouissante. Le quatrième et dernier mouvement à peine terminé nous faisait regretter que cette symphonie soit si courte, à peine 25 minutes, tant l'enchantement avait finalement été au rendez-vous.

Le jeune chef dirigera à nouveau l'Orchestre symphonique de Québec le 21 mars prochain, avec au programme la quatrième symphonie de Tchaïkovski et une dramatisation racontant sa genèse.

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