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Adam Cohen - la voix intérieure

Un commentaire de Roger T. Drolet

Adam Cohen

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Adam Cohen (site internet)

21 février 2012 (QIM) - Certainement pas simple de vivre à la fois le meilleur et le pire de la notoriété... de son géniteur musicien avantageusement célèbre. Particulièrement lorsqu'on décide de faire dans la musique. Parlez-en à Dweezil Zappa, Julian et Sean Lennon, à l'un des fils de Bob Marley ou à Jakob Dylan...

Grand voyageur grâce à ses parents (papa Leonard et maman Suzanne Elrod), le jeune homme, qui est né à Montréal en 1972, maîtrise parfaitement le français et l'anglais. À la fin des années quatre-vingt-dix, il se fixe à Los Angeles et lance un premier disque éponyme. Deux autres suivront sans que sa carrière ne décolle véritablement. Son appétit pour le succès commercial ne lui réussit pas.

Ce n'est qu'à la mi-trentaine, en 2007, qu'Adam Cohen assume pleinement son héritage, bien qu'il écoute depuis toujours le zeste de la pop contemporaine tout en tâtonnant la batterie, le piano et la guitare.

Ainsi, à l'automne 2011, le disque "Like a Man" vient confirmer la personnalité véritable de l'auteur-compositeur-interprète au moment où celui-ci n'y croyait pratiquement plus. Un peu grâce à un bon ami, le réalisateur Patrick Leonard, Adam s'est laissé convaincre d'être simplement lui-même et c'est à ce moment que le public le découvre véritablement. Bien entendu, le parallèle avec son papa est facile. La voix grave, la poésie intimiste, l'aura bien vaste, la présence magnétique, un humour exquis tellement loin d'une certaine familiarité ambiante, mais en même temps très cordiale. La tournée européenne qui a suivi le lancement de l'album lui permit d'ailleurs de remplir ses salles.

À son grand étonnement, Adam constate que la salle Octave-Crémazie est pleine, juste pour lui, en ce jeudi 16 février. Il s'en réjouit et entame un concert apparemment très relax. Tout en douceur et subtilités. Bien que la mise en scène soit fort sobre, Cohen et ses deux acolytes, la violoncelliste guitariste Mai Bloomfield et son vieux pote, le claviériste guitariste Michael Chaves réussissent progressivement à recréer un univers personnel qui nous renvoie sans cesse à notre propre imaginaire émotif. Il a enfin entendu sa voix intérieure.

En scène, les titres de son récent disque s'entremêlent avec quelques blagues et brèves confidences livrées aux spectateurs qu'il remercie chaleureusement, toujours en français. Parsèment sa prestation, "Beautiful", "Like a Man", "Matchbox", "What Other Guy" ou "Overrated", à propos de laquelle Paul McCartney a dit qu'il aurait aimé l'avoir écrite. C'est quand même stimulant pour un artiste qui doute... Et puis, il y a cette reprise de Leonard, "So Long Marianne" et même un clin d'oeil à l'un de ses héros, "Nothing Compares 2 U", écrite par Prince.

L'interprétation est toujours sobre mais affirmée, et sa voix grave se mélange adroitement aux instruments feutrés de ses acolytes qui donnent aussi dans les harmonies.

Adam Cohen a conquis sa notoriété individuelle. Il n'a plus besoin d'essayer de se démarquer de la célébrité de son paternel. Dorénavant, ils sont tous les deux de grands artistes et on aura plaisir à les revoir sur scène à Québec l'un comme l'autre. Le fils sera d'ailleurs de retour chez nous l'été prochain.

En levée de rideau, la belle New Yorkaise Rachael Yamagata avait su se découvrir juste assez pour que son folk chaleureux (dont une adaptation poignante de "Why" d'Annie Lennox) nous donne envie d'en savoir davantage sur sa personne.

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