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Un théâtre grand de ses 40 ans

Un commentaire de Roger T. Drolet

40 ans du Grand Théâtre de Québec

20 décembre 2011 (QIM) – Très jeune, lors de son ouverture en 1971, je rêvais d'y travailler comme placier. Puis, au fil des ans, j'y ai vu et entendu des sommités de la musique et du théâtre de tous horizons. De George Martin à Léo Ferré en passant par Richard Desjardins, l'OSQ, Marie-Josée Lord et combien d'autres.

Ce samedi 17 décembre, on commémorait les 40 ans du Grand Théâtre de Québec, né dans la controverse à cause de cette fresque murale hors-normes de Jordi Bonnet où fut incrustée la célèbre phrase de Claude Péloquin « Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves! C'est assez!  » Une oeuvre qui fait encore jaser et qui illustre bien en cela l'évolution du paysage artistique québécois depuis cette époque turbulente que fut l'avènement de l'immeuble qui allait devenir institution!

Le temps a montré que la gestion de cet établissement public fut particulièrement efficace voire audacieuse. Près de 15 000 000 de spectateurs et des milliers de représentations plus tard, on accouche d'un spectacle de variétés mettant le point d'orgue à ce 40e anniversaire intitulé Les 40 ans du Grand. Et quel bel enchaînement d'émotions que cette soirée de deux heures où des dizaines d'artistes et autant de techniciens ont mis de côté leur ego pour faire choeur avec le public afin de vivre un grand moment.

C'est le groupe Plaster (musiciens accompagnateurs) qui ouvrit sur des images d'archives et un propos de Péloquin enregistré récemment pour l'occasion. Puis, se succédèrent Robert Charlebois, Ariane Moffatt, Pierre Lapointe, Alexandre Tharaud, Catherine Major, Elisapie Isaac dans des pièces phares de leur répertoire. L'Opéra de Québec a ému la salle Louis-Fréchette bondée lorsque ses membres, disséminés parmi l'auditoire, ont interprété "Le Choeur des esclaves" de Verdi.

Sans entracte, le tableau musical continua d'évoluer avec des apparitions de Marco Calliari et sa joyeuse bande, le trio flamenco La Otra Orilla, Damien Robitaille et même Patrick Watson qui fut le seul à chanter en anglais, à l'exception d'André-Philippe Gagnon qui a brillamment inséré une imitation d'un Paul Piché anglicisé lors de son unique apparition sur scène!

Mon impression globale est que la mise en scène de Martin Genest et Louis Tremblay fut à la hauteur des attentes bien qu'il aura été difficile d'équilibrer l'ensemble entre les pièces enlevantes et les moments mélodramatiques, justement en raison de la prédominance de ces dernières. Pas un grave défaut me direz-vous, mais pour plus de 120 minutes sans interruption, cela pouvait manquer un peu de tonus. Par ailleurs, Alex McMahon (Plaster) fut remarquable dans son rôle de directeur musical.

Pas non plus de véritables surprises, ni de duos imprévisibles et aucun artiste symbolisant véritablement le talent originaire de la Capitale (à l'exception d'Ariane Moffatt, native de le Rive-Sud de Québec, les membres de l'OSQ accompagnant certaines pièces et ceux de l'Opéra de Québec). Un clin d'oeil à la Cité de Champlain aurait été parfaitement justifié.

Aucune captation n'ayant été réalisée officiellement, il fallait y être pour prendre part à cette représentation unique, comportant en finale l'artiste visuel Armand Vaillancourt traversant la scène sur un cheval vivant (pauvre lui), rappelant en cela le geste d'appui qu'il a posé en guise d'appui à Jordi Bonnet et Péloquin, voilà 40 ans. Il faudra maintenant attendre une décennie avant de revoir une commémoration de même niveau pour souligner le demi-siècle.

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