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Mozart et la clarinette de Ricardo Morales

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Ricardo Morales

Ricardo Morales

16 novembre 2011 (QIM) – De ses 43 concertos pour soliste, Mozart n'en écrivit qu'un seul pour la clarinette. Composé quelque mois seulement avant sa mort, le "Concerto pour clarinette en La majeur, K. 622" allait devenir, au XXe siècle, un des morceaux les plus écoutés de cet enfant prodige.

Cette oeuvre constituait la pièce maîtresse du concert offert en ce jeudi 10 novembre par les Violons du Roy et leur directeur musical Bernard Labadie. Ricardo Morales, qui sera prochainement le clarinettiste solo de l'Orchestre philharmonique de New York était le soliste invité pour l'occasion.

Les mots peinent à décrire le pur moment de grâce offert par ce talentueux musicien. Ricardo Morales a su émouvoir (le mot n'est pas trop fort) l'auditoire de la Salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm. Avec sobriété et élégance, son jeu empreint d'une lumineuse intériorité a métamorphosé l'Adagio en une expérience musicale extatique.

Il était soutenu par l'énergique direction de Bernard Labadie et par l'engagement total de ses musiciens envers cette oeuvre. Le recueillement était tel dans la salle que, si cette prestation avait fait l'objet d'un enregistrement, personne n'aurait pu se douter en l'écoutant que cette oeuvre était jouée devant public.

La dernière note à peine évaporée, le public s'est levé d'un seul bloc pour une ovation monstre. Il fallait voir la chaleureuse accolade donnée par Bernard Labadie à son invité pour saisir toute la fierté du Maestro pour cette interprétation.

La soirée avait très bien débuté avec une oeuvre de jeunesse de Mozart, sa "Symphonie no 17, en Sol majeur, K. 129" composée alors qu'il n'avait que 16 ans. En chef intègre et respectueux envers son public, Bernard Labadie a dirigé cette oeuvre avec le même engagement que pour l'oeuvre qui allait suivre. Sa direction d'orchestre est toujours aussi agréable à regarder. Loin de chercher à trop en faire, il sait se montrer attentif envers ses musiciens leur indiquant clairement nuances et tempos.

C'est cette même attention qui a prévalu avec la "Sinfonia en Sol mineur, op. 6, no 6" de Johann Christian Bach, le dernier des fils du grand Jean-Sébastien. Sous sa baguette, les deux Allegros étaient tonifiants à souhait. La précision des archets, le contraste des rythmes, la nuance dans l'intonation, élevaient cette oeuvre, qui aurait pu paraître comme la pièce mineure de la soirée, au même rang que la symphonie de Haydn qui allait conclure la soirée.

Cette "Symphonie no 44 en Sol mineur, dite Funèbre" doit sa désignation au souhait de Haydn que soit joué à ses funérailles le troisième mouvement. Ce qui fait la grandeur des Violons du Roy c'est cette volonté de ne pas se cantonner essentiellement à l'époque baroque et d'aborder le répertoire classique avec une belle fraîcheur. Avec un effectif presque minimaliste, Bernard Labadie est parvenu à déployer tout un chatoiement orchestral propre à enchanter l'auditoire. Du grand art.

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