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Les filles de Caleb enfin à Québec

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

17 juillet 2011 (QIM) – Après Montréal, c'était au tour de notre Capitale de renouer avec un des couples mythiques du petit écran. Sur les planches de la Salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, Ovila Pronovost a à nouveau courtisé sa belle Émilie Bordeleau, pour le meilleur et bien plus pour le pire.

L'opéra-folk Les filles de Caleb y a pris l'affiche à partir du mercredi 13 juillet, pour un total de sept soirs et trois après-midi. Micheline Lanctôt a écrit le livret de ce projet un peu fou qui aura demandé sept ans de gestation. Michel Rivard signe les paroles et musiques qui soutiennent la trame de cette tragi-comédie. Yvon Bilodeau en assume la mise en scène et Daniel Roussel la direction artistique.

L'auteur-compositeur des chansons avait insisté pour qu'il y ait de vrais musiciens sur scène. Lui et ses cinq compères musiciens s'intègrent et se fondent très bien au décor minimaliste, rejoints à l'occasion par Yves Lambert, Daniel Boucher et Jean-François Poulin. Les chansons de Rivard, à saveur folk-country, se révèlent agréables à découvrir et desservent très bien l'intrigue.

La tragique histoire d'amour d'Émilie et de son Ovila est interprétée par Luce Dufault, qui porte la majeure partie du spectacle sur ses épaules et dont la voix est toujours aussi puissante et intense, et par Daniel Boucher, aussi à l'aise dans les parties chantées qu'actées. À leurs côtés, Yves Lambert et Marie-Michèle Desrosiers nous proposent un Caleb et une Célina attachants.

Yves Soutière (Douville) et Jean-François Poulin (Clovis) se montrent presque plus convaincants dans leurs rôles mineurs que Stéphanie Lapointe (Blanche) et Carolanne D'Astous-Paquet (Élise). Catherine Sénart (Berthe) dont on connaissait les talents d'actrice a impressionné la salle avec sa voix superbe dans ses rôles chantés. Finalement Bruno Pelletier, égal à lui-même, endosse le rôle de Napoléon.

Ce n'était pas une mince affaire pour Micheline Lanctôt de résumer la trilogie romanesque d'Arlette Cousture – Le Chant du Coq (1985), Le Cri de l'oie blanche (1986) et L'Abandon de la mésange (2003) – en une vingtaine de tableaux. Elle s'en tire plus qu'honorablement. La part du lion revient bien entendu à Luce Duffault, car son Émilie est présente dans la plupart des tableaux.

Mais cela se fait au détriment du destin d'Élise Lauzé la petite-fille d'Émilie, sur qui on apprendra peu de choses, particulièrement pour les gens qui, comme moi, n'ont pas lu le dernier tome de cette oeuvre. D'ailleurs je crois bien que ceux qui n'ont ni lu les romans, ni vu les deux séries dramatiques télévisées produites dans les années 90, éprouveront quelque difficulté à bien suivre cette intrigue qui, tel un écheveau, mêle allègrement le destin des trois héroïnes.

Les filles de Caleb est une machine très bien rodée, sans temps morts ni flottements, qui n'a pas à rougir de la comparaison avec La mélodie du bonheur cette autre comédie musicale présentement à l'affiche à Québec. Si l'on en juge par l'ovation réservée par un public enthousiaste, c'est un divertissement agréable et sans prétention à s'offrir en cette belle période estivale.

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