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La mélodie du bonheur - Version Filiatrault

Un commentaire de Roger T. Drolet

7 juillet 2011 (QIM) – Pouvez-vous bien me dire pourquoi ces chansons sont tout simplement magiques et que cette histoire est le prototype de l'amour humain qui réussit à vaincre les périls les plus risqués? Ce « musical » créé sur Broadway en 1959 passe par le cinéma six ans plus tard et revit dorénavant sur scène, ici et là sur la planète. Bien entendu, l'histoire véritable a été quelque peu modifiée mais avec quel brio! Essayons de percer le mystère de sa longévité et de son efficacité...

2 h 40 de souvenirs et de bonheur pour une salle Albert-Rousseau comble, baignée dans une atmosphère évoquant un passé lointain mais que personne n'a oublié grâce au célébrissime film The Sound Of Music. Voilà de quoi émouvoir, à prime abord, le public québécois, conquis d'avance à cette version française de la comédie musicale de Richard Rodgers pour la musique et Oscar Hammerstein II pour les paroles originales.

Ce beau roman, basé sur le véritable parcours d'une grande famille et mettant en vedette Maria, cette jeune religieuse autrichienne pas trop certaine de sa vocation qui se retrouve gouvernante chez le capitaine von Trapp, père de sept enfants, dont la vie a changé de cap depuis le décès de son épouse.

La jeune femme, amoureuse de musique et débordante d'énergie gagne le coeur des jeunes en leur apprenant à chanter mais cela ne plaît guère au papa devenu acariâtre. Celui-ci changera d'humeur lorsqu'il comprendra qu'il est amoureux de Maria et qu'elle le lui rend bien.

Malheureusement, à l'aube de la guerre 1939-1945, le patriotisme affiché du militaire obligera toute la famille à quitter l'Autriche pour fuir le régime nazi. Les belles montagnes de ce pays les guideront hors de portée des envahisseurs où ils pourront retrouver la paix en Suisse (en fait, en Italie, après avoir traversé les Alpes).

Cette histoire hyper connue jouit évidemment de l'immense popularité du long-métrage de 1965 mettant en vedette Julie Andrews, Christopher Plummer et sept merveilleux enfants. C'est à la fois un avantage et une difficulté pour la production scénique puisque la comparaison est inévitable.

En plus d'une distribution irréprochable, le tour de force de cette adaptation québécoise à gros budget, mis en scène brillamment par Denise Filiatrault, est de faire oublier le long-métrage avec une distribution parfaite qui sait chanter, jouer et bouger (danser) avec une aisance remarquable. À 80 ans, Mme Filiatrault a toujours la main, c'est indéniable.

Catherine B. Lavoie (mezzo-soprano) et Robert Marien brillants dans les rôles principaux, Noëlla Huet la nonne humaniste et ses acolytes, toutes attachantes, les enfants et quelque autres personnages, bien dans leurs peaux et leurs rôles. C'est sans compter tous les musiciens cachés mais tellement efficaces, dirigés, tout comme les comédiens-chanteurs, par le chef Pierre Benoît

Les décors, éclairages, costumes, la chorégraphie, les nombreux aspects techniques et j'en passe sont au poil. Vraiment.

Une autre raison majeure pour laquelle j'ai adoré ma soirée est que je l'ai passée accompagné de ma maman Jeannine et que "Edelweiss" est l'une des chansons préférées de mon papa Roland qui souriait certainement de son au-delà!

Vous avez jusqu'au 7 août pour savourer ce moment de bonheur à Québec. Mais sachez-le, vos jeunes enfants pourraient trouver le temps un peu long.

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