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Agnès Bihl: 90 minutes de pur bonheur

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Agnès Bihl

Agnès Bihl

18 juin 2011 (QIM) – Comme pour nombre de festivals de la chanson, les gens vont se déplacer nombreux pour entendre de grands noms de la chanson. Le Festival de la chanson de Tadoussac ne fait pas exception à cette règle et pour sa 28e saison, pouvait s'enorgueillir d'inscrire à sa programmation les Paul Piché, Malajube, Douze hommes rapaillés, Chloé Sainte-Marie, Damien Robitaille, Cowboys fringants, pour n'en nommer que quelques uns.

Mais comme pour nombre de festivals, ceux qui osent s'aventurer hors des sentiers battus courent souvent la chance de faire de belles découvertes. Et une des révélations de cette édition restera sans contredit le passage d'Agnès Bihl, venue de France, nous présenter deux soirs consécutifs (vendredi et samedi) à la Salle Marie-Clarisse, un spectacle de grande classe.

Féministe ne semblant pas se prendre trop au sérieux, Agnès Bihl fait partie de ces auteurs-compositeurs-interprètes qui privilégient par-dessus tout ce que l'on appelle les chansons à texte. Son répertoire est un mélange d'humour - "Gueule de bois", Soif de champagne, "La complainte de la mère parfaite" -, de mélancolie et de nostalgie - "Je pleure, tu pleures, il pleut", "Véro"-, de combat - Quand on voit c'qu'on voit", "Mamie les cheveux mauves"- et parfois de gravité comme en témoigne la poignante "Touche pas à mon corps", chanson qui aborde le thème ultra-délicat de l'inceste.

Interprétant principalement les titres de son plus récent album "Rêve général(e)" Agnès Bihl nous aura tour à tour montré son côté bouillonnant, exubérant, vindicatif, tendre, tragique, passionné, engagé. Sur scène, elle ne semble pas interpréter ses chansons mais les vivre et même les vivre intensément, ne laissant personne insensible dans la salle.

Au piano, Dorothée Daniel, celle qui signe quelques unes des musiques de ce spectacle, tisse une belle atmosphère de complicité avec la chanteuse, jouant du piano avec impétuosité ou tendresse selon les besoins.

Celle qui se plait à chanter « Disons les choses, la vie est courte, ma jupe aussi. », avait une solide concurrence en ce samedi soir, puisque à la même heure à l'église de Tadoussac, se produisait les Douze hommes rapaillés. Mais cette artiste encore trop méconnue au Québec (hélas) peut être fière d'avoir fait salle comble charmant et enchantant des spectateurs qui ne demandaient que cela.

Agnès Bihl a fait ses débuts sur les scènes parisiennes en 1998, avant d'être découverte par quelques uns des grands de cette chanson française qu'elle aime tant. C'est ainsi qu'Alain Leprest, Anne Sylvestre ou Thomas Fersen l'inviteront à faire la première de leurs spectacles. Elle réussira même à envoûter Charles Aznavour. Lui, qui n'avait jamais accepté de première partie dans ses spectacles depuis plus de 30 ans, lui offrira de l'accompagner durant sa tournée d'automne 2007.

Agnès Bihl compte 4 albums à son actif: "La terre est blonde" (2001), "Merci Maman Merci Papa" (2005), "Demandez le programme" (2007) et "Rêve général(e)" (2009). Une invitation à découvrir une chanteuse hors-norme animée de grandes convictions.

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