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Moulin Rouge, un ballet trop platonique

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Moulin Rouge - Le Ballet

27 avril 2011 (QIM) – Sous la houlette du Royal Winnipeg Ballet du Canada, le plus célèbre cabaret de Paris, situé au pied de la butte Montmartre, prend des airs un peu trop respectables, à des années lumières de la réputation sulfureuse que lui avaient value, au début du XXe siècle, ses soirées extravagantes.

Moulin Rouge - Le Ballet, nous raconte l'histoire de la belle Nathalie, amoureuse de l'ingénu Matthew, artiste fraîchement arrivé à Paris, et harcelée par les avances de Zidler, patron du Moulin Rouge. D'autre part, un des peintres les plus emblématiques de la butte Montmartre, Toulouse-Lautrec prendra le jeune artiste sous son aile.

Pour nous imager cette histoire: les trente danseurs et danseuses du Royal Winnipeg Ballet du Canada, une troupe qui a vu le jour en 1939, considérée aujourd'hui comme la doyenne des compagnies de danse toujours en activité en Amérique du Nord.

Sur la scène Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, en ce lundi 18 avril, les chorégraphies de Jorden Morris constituaient autant de tableaux bien léchés, d'un charme indéniable, quoique parfois un peu trop glacés, parfois un peu trop maniérés. Malheureusement, toute sensualité entre les protagonistes ayant été évacuée au profit d'un romantisme trop pudique, cette production péchait par son manque d'ardeur. On aurait aimé un peu plus de passion et un peu moins d'agitation.

De plus, qui pense au Moulin Rouge pense immanquablement au french cancan et aux célèbres chahuts endiablés, tel que l'interprétait à l'époque la provocante Louise Weber, mieux connue sous le pseudonyme de La Goulue. Mais il y avait comme un anachronisme à voir danser le french cancan sur des pointes. Cela constituait peut-être une belle prouesse technique mais réalisée hélas au détriment de la fougue et de l'entrain. Cela affectait l'élan des danseuses, qui semblaient passer plus de temps à agiter leur robe que leurs jambes.

Les deux seuls tableaux dégageant un peu d'émotion auront été la danse des amoureux sur le ravissant "Clair de lune" de Claude Debussy et la scène de désespoir de Matthew sur le sublime Adagio du "Concerto pour piano en Sol majeur" de Maurice Ravel, une des plus belles oeuvres pianistiques du XXe siècle.

La trame musicale du ballet constituait un amalgame réussit d'oeuvres de compositeurs de l'époque. On se délectait de la musique d'Emmanuel Chabrier, Claude Debussy, Jules Massenet, Jacques Ibert, Maurice Ravel, mais aussi de Dimitri Chostakovitch, Johan Strauss et Franz Lehár. Sans oublier les célèbres tangos d'Astor Piazzolla qui ouvraient la deuxième partie du spectacle, seuls moments présentant un peu de sensualité et de tendresse.

Tout comme le chantait Jean-Pierre Ferland, on aurait aimé "Un peu d'émotion" pour que ce spectacle, impeccable sur le plan technique, soit un véritable chef-d'oeuvre.

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