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Marie-Jo Thério rend hommage à sa parenté... sur disques vinyle

Chasing Lydie15 mars 2011 (QIM) – Ceux qui se sont départi de leur table tournante s'en sont sans doute mordu les doigts! Une bonne raison de l'avoir conservée serait le nouvel album de la sympathique et bouillonnante Acadienne est d'abord paru exclusivement sous forme d'un double 33 tours et les inconditionnels de musique ont dû patienter deux longues semaines avant de pouvoir s'élancer sur la piste audionumérique de Lydia Lee, de son vrai nom Lydie LeBlanc, une grand-tante de Marie-Jo Thério qui avait quitté Memramcook au début du siècle dernier pour tenter sa chance du côté des États-Unis, en même temps que d'autres membres de la famille, comme tant d'autres d'ailleurs.

Établis au Massachusetts, les LeBlanc se sont intégrés à la vie locale et ont pu exercer leurs talents respectifs dans des établissements des environs de Boston. Marie-Jo a renoué des liens avec des membres de cette branche américaine de sa famille, leur a rendu visite à plusieurs reprises au cours des six dernières années et en a ramené des bribes de souvenirs rappelant les carrières de Lydie et de son frère Eddy: photos, objets, souvenirs glanés au fil des conversations. Les artefacts les plus inespérés: un accordéon ayant appartenu à Lydia Lee et surtout un paquet de 78 tours qui lui ont permis d'entendre la voix de cette parente d'un autre temps.

Si la plupart des familles québécoises et acadiennes comptent des parents qui se sont installés dans les différents Petits Canada du pays voisin, rares sont celles qui ont compté des musiciens qui se produisaient en public, leurs talents s'exerçant généralement lors de réunions familiales. C'est ce qui rend l'odyssée de Marie-Jo si singulière. Il n'en fallait pas plus pour inspirer l'artiste du XXIe siècle. Inspiration qui devait déboucher sur l'album "Chasing Lydie - A Song Heading West", paru début mars, où les échos de l'histoire familiale s'amalgament à une vision imaginaire, où l'auteure compositrice interprète s'immisce dans des ambiances remontant aux années 1930 ou 40.

L'écoute continue (d'où l'idée d'une primauté au format vinyle, plus difficile à zapper) se présente comme une plongée au coeur d'un univers suranné où surgissent des voix du passé. Une brève citation instrumentale à l'harmonium, des bouts de conversation avec des descendants des grands-oncles et tantes au "French Club", des pas de danse à claquettes à la manière d'Uncle Eddy ("Dancing"), y côtoient une composition instrumentale célébrant les rêves enfouis: "Broadway Ouverture" ou des chansons évoquant des lieux chargés de mémoire ancestrale: "Watham, Mass.", "On River Street", "Bostons's Cocoanut Grove". D'autres bruits ambiants servent d'écrin à la musique: extraits de conversations, frottement à la surface d'un 78 tours, voix de Lydie captée à la radio, enfant chantonnant un air de Noël. À titre indicateur, la face A s'ouvre au rythme des essuie-glace et la face D se termine par des chants d'oiseaux. Pour ceux qui savent prendre le temps d'écouter...

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