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L'OSQ poursuit son hommage à Beethoven

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Angela Cheng

Angela Cheng

9 février 2011 (QIM) – La "Quatrième symphonie, en Sib majeur, op. 60" de Ludwig van Beethoven est une oeuvre un peu mal-aimée. Coincée entre la révolutionnaire "Troisième symphonie" et la magistrale "Cinquième symphonie", elle pâlit un peu de la comparaison. C'est pourtant une symphonie qui gagne à être connue, comme s'est appliqué à nous le démontrer Yoav Talmi, en ce premier mercredi de février, dans le cadre de la série de concerts Hommage à Beethoven.

Si les concerts se suivent, ils ne se ressemblent pas tous et l'interprétation de cette symphonie ne passera malheureusement pas à l'histoire. Les musiciens se sont montrés bons, mais sans plus et les cornistes ont malheureusement émis quelques couacs qui ont terni un peu le résultat d'ensemble.

De plus, dès l'ouverture, le Maestro avait opté pour un tempo très rapide. Tempo qu'il a conservé tout au long des quatre mouvements. Choix discutable, car cette vitesse d'exécution ne permettait pas d'apprécier à sa juste valeur l'Adagio, mouvement qui demande à être joué lentement, si l'on veut y découvrir toute sa richesse. Mais il faut rendre hommage à Yoav Talmi pour avoir porté cette oeuvre à bras-le-corps, grâce à une direction énergique et enjouée.

La soirée s'est poursuivie avec le "Concerto no 4 pour piano et orchestre, en Sol majeur, op. 58", oeuvre contemporaine de la "Quatrième symphonie". En 2002, la pianiste canadienne Angela Cheng s'était produite avec l'OSQ dans ce même concerto. À l'époque, je n'avais pas eu la chance d'entendre cette pianiste originaire de Hong Kong. Mais cette fois, j'ai découvert une artiste talentueuse, qui a su faire vibrer la Salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec grâce à un jeu d'une belle élégance et d'un grand raffinement.

Un peu plus de vigueur et de caractère auraient été les bienvenus, mais dans l'ensemble elle aura su ravir les spectateurs venus faire salle comble. La longue et ravissante cadence, qu'elle a jouée de ses doigts de fée, constitue un des très beaux moments de cette interprétation.

La soirée se terminait avec la "Septième symphonie en La majeur, op. 92", oeuvre énergique qui offre un beau rôle au timbalier. Ici, les musiciens ont paru plus alertes et éveillés, nous faisant oublier la symphonie précédente. Et le timbalier Marc-André Lalonde s'est montré à la hauteur des attentes des mélomanes.

Encore une fois, Yoav Talmi a privilégié un tempo vif et alerte. Même pour le fameux Allegretto, que l'on est habitué à entendre jouer plus modérément. Mais ici, il ne faisait que nous rappeler qu'Allegretto veut dire « modérément vite ». Le choix de Yoav Talmi était donc beaucoup plus justifié, jetant un éclairage rafraîchissant sur ce mouvement bien connu des mélomanes.

Les 9 et 10 février, l'OSQ nous propose la "Symphonie no 2 en Do mineur, dite la Résurrection" de Gustav Mahler. Un grand rendez-vous à inscrire à son agenda.

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