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Lefèvre, Mathieu et la musique nord-américaine

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Alain Lefèvre – photo: Caroline Bergeron

Alain Lefèvre – photo: Caroline Bergeron

21 décembre 2010 (QIM) – Éblouissant, électrisant, renversant, dantesque, sublime. Les qualificatifs ne manquent pas pour louanger la plus récente prestation d'Alain Lefèvre avec l'Orchestre symphonique de Québec. Il était de passage au Grand théâtre de Québec les 15 et 16 décembre, pour nous interpréter pour la première fois à Québec, le "Quatrième concerto pour piano, en Mi mineur" d'André Mathieu.

Celui qui s'est fixé la noble mission de nous faire (re)découvrir ce compositeur québécois tombé dans l'oubli nous aura fait vivre toute une gamme d'émotions avec cette oeuvre magistrale, qui ne souffrirait pas de se voir comparer aux concertos de célèbres compositeurs du XXe siècle, tel Serge Prokofiev ou Dimitri Chostakovitch.

Refusant de mettre trop d'accent sur le seul aspect virtuose de ces pages, notre célébrissime pianiste a mis en valeur tout ce que cette partition avait de dramatique, s'investissant avec une telle énergie sur son instrument que la dernière note jouée, il n'aurait pas paru plus épuisé d'avoir couru un marathon.

Dès l'allegro initial on a pu sentir qu'entre le pianiste et les musiciens régnaient une belle émulation, chacun se sentant appelé à donner le meilleur de soi. Et cette complicité s'étendait aussi à celle qui dirigeait l'orchestre en ce troisième mercredi de décembre, la directrice musicale du Buffalo Philharmonic Orchestra, JoAnn Faletta. Celle-ci a semblé tout aussi à l'aise avec la musique d'André Mathieu que dans celle de ses compatriotes Aaron Copland, Leonard Bernstein et Joan Tower.

C'est d'ailleurs avec une oeuvre de cette dernière, "Fanfare For The Uncommon Woman no 4", qu'elle a ouvert le concert. Dédiée aux femmes qui sortent de l'ordinaire, cette courte partition avec sa rythmique vive et entraînante se révélait une très belle invitation à plonger dans l'univers musical américain.

Un univers qui se voulait tout autant pastoral qu'urbain. La suite de ballet "Appalachian Spring" d'Aaron Copland propose une évocation de la vie à la campagne, à travers les joies et les inquiétudes de deux fiancés sur le point de se marier (sic). C'est avec élégance et raffinement que Maestro Faletta a dirigé les musiciens, ciselant chaque détail pour bien faire ressortir cette rythmique si particulière, au parfum de jazz, qui caractérise tout un pan de la musique américaine du siècle dernier.

JoAnn Faletta nous a montré qu'elle aussi savait s'investir dans la musique qu'elle dirige. Il fallait la voir danser presque autant que diriger les "Three Dances Episodes" from "On The Town" de Leonard Bernstein, pour ressentir à quel point la Maestro se laissait habitée par ces pages dont elle a su rendre avec conviction tout le flamboiement et le rutilement.

En très grande forme, les musiciens se sont révélés tout au long de la soirée, impeccables, à la hauteur de leur réputation. Pour ce dernier concert de l'année 2010, on ne pouvait souhaiter plus belle soirée, en leur compagnie.

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