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Le monde de Luce Dufault

Un commentaire de Richard Baillargeon

Juce Dufault – photo: Zuki

Juce Dufault – photo: Zuki

18 décembre 2010 (QIM) – On pourrait donner deux sens au titre de cette chronique. Oui, l'interprète s'est façonné un monde de chansons et nous y sommes invités avec un plaisir chaque fois renouvelé. Mais Luce a aussi ses fans, ses coeurs fidèles comme l'énonce d'ailleurs un de ses titres au programme en ce vendredi 10 décembre, au Théâtre Petit Champlain de Québec, qui se reconnaissent comme son monde!

Et il y en avait une pleine salle ou presque, de ce monde de Luce Dufault, l'accueillant spontanément, reconnaissant chaque chanson dès la première note, intervenant pour souligner un commentaire ou lui aider à corriger un blanc. À se demander si certains de ces blancs ne sont pas volontaires, faits exprès pour encourager le dialogue entre le public et l'artiste?

Sans surprise sur ce point, le programme de cette soirée en supplémentaire alternait entre les standards anglophones qui émaillent son récent album "Luce" et ses propres standards, accumulés au fil de ses quelque 20 ans de carrière professionnelle. Ayant débuté sur une mélodie ancestrale, "The Water Is Wide" datant du XVIIe siècle, et se terminant sur un "Soir de scotch" où les couleurs gitanes ont remplacé le blues-rock d'origine, la soirée s'est dès le début assuré la complicité, sur les mots de Zachary Richard, de chaque

« ...coeur fidèle
Un diamant qui brille
Une lumière si belle
Pour éclairer la nuit
 »

On ne saurait trop souligner la justesse de ce refrain: les jeux de l'éclairage, signés Mario Haché, comptent en effet pour une grande part dans la magie de ce spectacle somme toute intime, la dame n'étant accompagnée que de deux musiciens complices.

Deux moments particulièrement émouvants: l'accueil intense qui fut fait à "Tu me fais du bien", les applaudissements nourris ayant même retardé quelque peu le début de son interprétation, et la majestuosité de "Des milliards de choses" où l'éclairage en contre-jour donnait l'impression d'être devant une Luce Dufault plus grande que nature. On devrait aussi souligner ses relectures de "Time After Time" ou de "Since I Fell For You". Une seule déception: l'omission de "You Keep Me Hangin' On", mais c'est mon problème!

La présence d'une guitare inutilisée, au centre de la scène, n'a été élucidée qu'à la toute fin du spectacle quand, une fois la chanson "Tous ces mots" présentée en rappel, la chanteuse s'est aussi faite musicienne pour interpréter l'omniprésente "Allelujah" de Leonard Cohen, malgré ce qu'en disent Leonard lui-même ou Rufus Wainwright: « Peut-être qu'ils l'ont beaucoup chantée et qu'ils en sont tannés, dit-elle. Bon, c'est à mon tour! Juste pour le plaisir ». Et plaisir il y eut!

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