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Nadja : Femme dynamite

Un commentaire de Roger T. Drolet

Nadja

Nadja

3 décembre 2010 (QIM) – On la connaît depuis quelques mois et son premier album éponyme ne laisse pas de doute sur son talent et son empreinte vocale, mais on ne savait pas très bien si la scène lui conviendrait. Eh bien, je vous l'affirme, Nadja est une vraie bombe vivante et elle l'a démontré sans ambages sur les planches du cabaret du Capitole de Québec, le jeudi 25 novembre dernier.

Si le Québec ne peut plus l'ignorer - elle était de passage à Tout le monde en parle le dimanche précédent - les fans de musique pop des sixties ont vite apprécié la voix de la Jeannoise de 37 ans en la consacrant interprète de haut calibre si bien qu'on compare son timbre et son soul à nulle autre qu'Aretha Franklin, l'une des déesses de la musique noire américaine (dont elle reprend en scène deux des classiques).

C'est en fait depuis la parution de son premier disque éponyme, disponible depuis l'automne 2009, que sa réputation a commencé à croître à la faveur de succès pop et soul anglophones qui ont balayé les ondes radio il y a une quarantaine d'années et qu'elle a endisqués à la sauce contemporaine, sous la gouverne de Mario Pelchat, son producteur. Les chansons du disque, elle les fait presque toutes en spectacle, avec une énergie rare et une présence vocale et scénique qui laisse voir sa déjà longue expérience devant public. Tenez vous bien, on a droit à Stevie Wonder, James Brown, Presley, Joplin, Ray Charles et autres Lesly Gore. Wowwwww... tous ces géants dans une seule femme!

Car il faut savoir que la jeune dame a montré son talent dans bon nombre de recoins de notre planète, notamment en Asie où elle a chanté, pour gagner sa vie, durant des années. Mais il faut avoir de l'énergie et une détermination peu communes pour traverser tout cela... et en revenir bien armée. Et elle y est arrivée. Maintenant un autre tremplin se présente devant Nadja via le disque et les grands médias. "Money" (That's What I Want), chante-t-elle avec enthousiasme...

La première partie du spectacle "It's My Party" recèle de petits bijoux du répertoire jazz, blues, R&B et gospel, démontrant ainsi une versatilité certaine. Tous connaissent ces chansons et la salle en profite pour chanter et participer le sourire aux lèvres. Quelques mots de la chanteuse évoquant quelques souvenirs lointains reliés à ces pièces sans toutefois donner le nom des interprètes originaux. Un feu roulant! Les Québécois du passé ont aussi leur petite place dans l'aventure: Classels, Baronets et même Robert Demontigny sont de la fête.

Après l'entracte, la dame revient vêtue d'une autre superbe tenue noire dans un deuxième temps plus personnel, plus modulé par des pièces du passé qui l'ont marquée en commençant par un résumé de l'évolution de la musique afro-américaine de nature a élargir les connaissances de certains. Puis, des pièces en français comme cette magnifique chanson de Gilbert Bécaud "La maison sous les arbres" qu'elle rend avec émotion. Elle laisse aussi de l'espace à ces cinq musiciens chanteurs qui y vont d'un tout indiqué "Dont Worry Be Happy" a cappella.

Léger bémol mais très mineur: il m'a semblé que Nadja n'arrivait pas tout à fait à livrer avec la même intensité les passages ou les notes plus graves des chansons qui en comportent, contrairement au notes hautes qui scintillaient totalement dans les cerveaux des spectateurs réjouis. Était-ce un problème de sono ou une Nadja légèrement fatiguée? Je ne crois pas qu'il faille lui en tenir rigueur.

Pour ceux et celles qui aiment la fête et les souvenirs restaurés, Nadja est à voir lors de son prochain passage dans votre ville car, de son propre aveu, elle ne veut pas chanter les années soixante toute sa vie!

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