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Louis Riel: sa mémoire à nos oreilles

Un commentaire de Richard Baillargeon

15 novembre 2010 (QIM) – Ayant un penchant naturel pour l'histoire et me sentant intrigué par le thème du spectacle de clôture du 5e Festival folk de Québec, je me rendais, le samedi 13 novembre, à la Chapelle du Musée de l'Amérique française pour la représentation de Riel: plaidoyer musical. Je ne fus pas le seul car l'auguste chapelle était remplie d'un public attentif, suspendu aux lèvres et aux instruments des artistes qui ont créé cette commémoration fort instructive en 1999.

Le propos

En plus de deux heures trente, on revoit le fil des événements qui ont marqué cette occasion ratée de construire un véritable Canada, depuis les premières présences d'arpenteurs sur les Terres de Rupert en 1869 jusqu'à la mort par pendaison de Louis Riel, 16 ans plus tard.

S'en tenant aux faits, présentés du point de vue des Métis, le contenu vocal donne toutefois la parole aux Schultz, Scott et autres McDougall, en citant « dans le texte » les missives et harangues des divers personnages impliqués du côté fédéral.

On ressent directement les espoirs légitimes des Métis et autres résidents de terres ardemment convoitées par les tenants de l'expansion vers l'ouest, devant les manoeuvres douteuses (arpentage unilatéral, non-reconnaissance du gouvernement manitobain, ainsi de suite), bref le rouleau compresseur du Dominion! Mais, comme dirait La Palice: doit-on se surprendre qu'un empire (sur lequel le soleil était réputé ne jamais se coucher) ait des agissements impérialistes?

La représentation était précédée de textes complémentaires par messieurs Jean Morisset et Roméo Saganash.

Le spectacle

Comme on doit s'y attendre, on a affaire à un spectacle d'une évidente gravité, ponctué de moments plus stimulants comme la prise du Upper Fort Garry et le retour du chef métis, après un long exil. Quelle source de remémorisation et de réflexion identitaire que cette succession de récits, dialogues et musiques, ponctués de lectures d'artfacts de premier plan! Piloté par son concepteur Normand Guilbeault, le spectacle s'est assuré la collaboration des récitants Paul Chaput, Fortner Anderson et de la crème des jazmen / women actuels: Lou Babin, Guido Del Fabbro, Jean Derôme, Ivanhoe Jolicoeur, Mathieu Bélanger, Jean Sabourin, Claude Lavergne et Sylvain Provost qui n'hésitent pas à se dépayser musicalement (chants autochtones, marches militaires, gigues).

Projections d'images, personnification de personnages historiques, suite chronologique des événements évoqués, le spectacle réussit à livrer son message, bien que le sujet exige une attention soutenue. Les gens présents dans l'historique chapelle portaient une attention exemplaire à chaque détail. Cette concentration aurait sans doute été mieux récompensée par un son plus équilibré. J'en veux pour preuve les quelques sièges qui sont demeurés vides en deuxième partie et les commentaires de certaines des personnes qui se sont éclipsées.

Quelqu'un aura-t-il la bonne idée un jour (idéalement chez les directeurs de tournées) de faire comprendre à la génération de soundmen atteints de surdité irréversible que lorsque le son d'une salle est débalancé, la solution n'est pas de remonter le volume de l'ensemble, mais plutôt de repérer les éléments trop forts et d'en atténuer l'amplification!! À bons entendeurs, salut.

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