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De l'eau de Rose aux FrancoFolies

Une collaboration d'Éléna Choquette

Rose – photo: Benoit Peverelli

Rose – photo: Benoit Peverelli

30 juin 2010 (QIM) – La salle ne s'est pas tout à fait remplie, mais presque, pour le spectacle de Rose, ce samedi 19 juin. La chanteuse française de 32 ans était visiblement ravie d'être à Montréal. Parmi ceux qui se sont réunis au Club Soda pour la voir, on en comptait quelques-uns l'ayant connue à travers son premier album, éponyme, et d'autres qui ne l'auront entendue qu'après le lancement de son deuxième et plus récent disque au Québec, "Les Souvenirs sous ma frange".

Rose, ou Keren Meloul, y était très bien accompagnée. D'abord à la contrebasse et à la guitare, elle était également entourée d'un batteur et d'un claviériste. Rose elle-même s'investissait, alternativement, à la guitare acoustique et à la guitare électrique.

La salle s'est ainsi réchauffée en crescendo: la première partie, tiède, était assurée par Lola Baï. Si celle-ci a d'abord eu du mal à justifier sa présence sur la scène, elle l'a quittée sous les applaudissements. Plus tard, Rose et ses musiciens riaient avec les spectateurs et faisaient des blagues avec eux, contribuant au confort de l'auditoire.

La chanteuse faisait mine (ou les avait-elle réellement oubliées?) d'avoir des trous dans la mémorisation de ses textes. Elle se reprenait, chantait avec aise et appétit, à moitié sur la scène, à moitié dans la salle. À l'écoute des tubes les plus recherchés et les mieux connus, tels "La liste" et "Je ne sais plus", l'assistance s'est levée et s'est mise à chanter. Rose a finalement présenté une nouvelle chanson, plutôt rythmée, « qui appartiendra au troisième opus, s'il n'existe jamais » s'amusait-elle. À la fin du rappel, après l'accidentellement drôle "Comme un marin", le mercure avait bien grimpé de quelques degrés.

Le spectacle en a impressionné plus d'un. Pourtant, plusieurs des textes derrière les chansons manquaient définitivement de quoi continuer à cogiter au sortir de la salle, car la chanteuse écrit sur des thèmes maintes fois explorés, tels l'amitié, l'amour et les relations familiales, mais de façon calquée, avec des textes souvent poncifs. Avec son "De ma fenêtre" (qu'elle a comparé au "Qui a le droit" de Patrick Bruel), Rose ne réinvente pas l'amour.

Elle disait avoir mis du temps à cerner les relations interfamiliales, et de composer une chanson inspirée de celles-ci. Pourtant le "Chez nous" de Rose n'est pas cette belle mélodie étudiée, ce texte mûr, qui sait refléter les activités du foyer.

Finalement, elle a interprété la très simple "Mes frangines", celles sans lesquelles « elle serait pliée comme de la ferraille ». Encore une fois, comme thème universel, l'amitié peut être artistiquement mieux traitée.

Ceux qui savaient à l'avance que plusieurs textes de Rose sont le plus souvent mièvres n'auront pas été déçus de sa performance à Montréal. Pour les autres, il reste à souhaiter qu'ils aient aimé la mise en scène... et les blagues des musiciens.

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