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Un violon sur le toit

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Un violon sur le toit

Un violon sur le toit

28 juin 2010 (QIM) – Un Violon sur le toit, comédie musicale en deux actes, fut créée à Broadway en 1964. Depuis, elle est régulièrement jouée un peu partout dans le monde. À travers des personnages attachants on est témoin de la vie parfois vaudevillesque, parfois tragique, des membres d'une communauté juive d'un petit village ukrainien à la fin du XIXe siècle.

C'est à Martin Larocque que revient le privilège de chausser à nouveau les bottes de Tevye. Car cette comédie musicale, mise en scène par Denise Filiatrault, a été présentée l'été dernier au Théâtre du Rideau vert à Montréal ainsi que dans le cadre du Festival Juste pour rire.

Aux côtés de Martin Larocque, très convaincant dans son rôle de père de famille accroché aux traditions mais devant composer avec les volontés d'émancipation de ses trois filles, on retrouve 17 artistes. Dans les rôles titres: Linda Sorgini interprète Golde la femme de Tevye, tandis que Natalie Byrns, Émilie Josset et Émily Bégin interprètent respectivement Tzeitel, Hodel et Chava, les trois filles en âge de se marier ou plutôt de se voir choisir un mari par Yente, la marieuse. Autre temps, autre moeurs.

Le succès assuré de cette comédie musicale tient pour beaucoup à la beauté de ses chansons. Certaines ont peut-être un peu vieilli mais on a toujours autant de plaisir à réentendre "Ah si j'étais riche", "Lever du soleil, coucher de soleil" ou encore "Anatevka". Les interprétations sont impeccables et Martin Larocque, avant tout un acteur, fait la preuve qu'il sait autant chanter que danser.

Les tableaux s'enchaînent bien grâce entre autres au décor minimaliste qui assure une belle fluidité au spectacle. On retiendra les scènes du cauchemar, de la soirée à la taverne ou celle du mariage. Les tableaux dansés sont fort bien chorégraphiés grâce au travail de Monik Vincent. Chaque artiste joue très bien son rôle, même si parfois certaines interprétations frôlent le cabotinage et la caricature.

Ma principale réserve tient au fait que cette comédie musicale prend parfois des accents de tragédie, sans malheureusement que les interprètes nous y fassent croire vraiment. Ainsi, lorsque les habitants chantent "Anatevka", tristes de devoir quitter de force leur village, on ne ressent pas leur peine de devoir partir en exil. Tout le spectacle se déroule à la manière d'une machine bien huilée. Mais on aimerait bien ressentir un peu plus d'émotion, un peu plus d'âme.

Malgré ces réserves, Un Violon sur le toit, à l'affiche depuis mercredi dernier jusqu'au 1er août au théâtre Le Capitole de Québec, constitue un très beau spectacle estival et une belle façon de se divertir.

Rappelons qu'en 1971, Norman Jewinson en fit une adaptation cinématographique, relevant le défi de raconter sur grand écran les déboires et les mésaventures du brave laitier Tevye. Qui a vu ce film conserve en mémoire la savoureuse prestation de Chaim Topol, particulièrement dans son interprétation de la célèbre chanson "If I Were A Rich Man".

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