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Une Lucia bien en voix

Une collaboration de Anne-Julie Asselin

Opéra de Québec

19 mai 2010 (QIM) – L'Opéra de Québec a offert le 15 mai dernier une superbe prestation de "Lucia di Lammermoor", l'une des plus célèbres oeuvres de Gaetano Donizetti.

Dès le lever de rideau, comme une image de film, les trois personnages principaux apparaissent dans une atmosphère brumeuse, au son des cors déjà annonciateurs de sombres présages. La trame narrative, quoique simple, demeure néanmoins tragique. La pauvre Lucia, soumise à la volonté de son frère cruel, assoiffé de pouvoir et de richesse, cumule les malheurs. L'opéra se conclut par le meurtre, la folie et le suicide, rien de moins!

Elena Xanthoudakis incarnait une Lucia absolument époustouflante. Son jeu sincère convainquait tout à fait, autant dans l'amour que la colère, la détresse et le déchirement. Mais Elena Xanthoudakis est avant tout une soprano exceptionnelle et elle en a fait la démonstration au public du Grand Théâtre de Québec. Malgré de longs soli et son omniprésence sur scène, sa voix ne s'épuisait pas, les notes restaient justes et le ton également. La célèbre scène de la folie laissait la place à un échange sublime, parfaitement synchronisé, entre Lucia et la flûte traversière.

Les opéras de Donizetti sont reconnus pour accorder une certaine importance au bel canto, et celui-ci n'y fait pas exception. Parfois en solo, souvent en duos, "Lucia di Lammermoor" comporte plusieurs grands airs qui nous permettent d'apprécier pleinement les voix magnifiques de la distribution. Soulignons seulement la performance d'Étienne Dupuis, qui campe le rôle d'Enrico, le terrible frère de Lucia. Tout comme la mezzo Geneviève Lévesque qui incarne une amie de Lucia, son jeu est très crédible et sa voix, à la fois puissante et d'une grande beauté.

Au chapitre de la mise en scène, orchestrée par Robert Marien, mentionnons les superbes décors, éclairages et costumes. L'escalier qui couvrait toute la largeur de la scène permettait une grande polyvalence et rendait l'action plus dynamique. Quant aux costumes, les kilts et les tartans nous rappelaient fort bien que l'histoire se déroule en Écosse.

Soulignons aussi le travail remarquable du choeur et la très belle interprétation livrée par l'Orchestre symphonique de Québec, dirigé pour l'occasion par Giuseppe Grazioli. La partition fait la part belle à des instruments plus doux tels que la harpe et l'alto. L'harmonica de verre avait même été choisi par Donizetti pour accompagner Lucia dans la scène de la folie, mais trop de coupes de verre ont dû être cassées et la plupart du temps, on le remplace par la flûte.

La danseuse Lydia Wagerer fait aussi partie de la distribution. Si l'on se demande d'abord la signification et le rôle du fantôme qu'elle joue, le tout s'éclaircit rapidement et ajoute dès lors une touche de mystère et de Fatalité à la tragédie.

Une seule déception: le ténor Marc Hervieux a paru inconstant dans son interprétation d'un Edgardo rarement tendre et amoureux, mais davantage colérique, voire dénué d'émotion par moments. Par ailleurs, Enrico était affublé d'une coiffure plutôt disgracieuse, mais qui ajoutait cependant au caractère répulsif du personnage.

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