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Prendre un chanteur pour le coeur: Yves Duteil dans Québec

Un commentaire de Roger T. Drolet

Yves Duteil

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3 mai 2010 (QIM) – Si vous rêvez de devenir auteur compositeur interprète, voici un bon modèle pour vous: Après toutes ces années, Yves Duteil n'a pas perdu la main et maîtrise parfaitement son art. J'en ai été témoin, avec 1300 autres spectateurs dans une ambiance bien feutrée où le calme rimait avec douceur et empathie. Son public de Québec, généralement assez âgé, était tout ouïe et prêt à se laisser dorloter.

Dans cette salle Albert-Rousseau, le Français musicien, poète et Maire de Précy-sur-Marne depuis 20 ans, vient apporter paix et espoir. Ce rôle de premier magistrat, il le joue d'ailleurs en son pays avec conviction, comme il pratique son métier premier, la chanson, qu'il avait pourtant mise entre parenthèses ces dernières années.

Ce 28 avril, Yves Duteil se ramenait dans la Capitale avec un nouveau spectacle - du nom de son dernier album - "(fr)agiles", dans lequel il n'a aucune difficulté à nous entraîner, pour notre plus grand plaisir... retrouvé. Décor minimaliste et éclairage intimiste, tout concourt à créer une atmosphère confortable. En fait, entrer dans l'univers de Duteil, c'est comme renouer avec un vieil ami qu'on n'a pas vu depuis longtemps mais qu'on revoit comme si c'était hier. Son phrasé typique et sa voix grave rassurante et veloutée respirent la tendresse et la compassion pour les sujets légers et plus graves qu'il aborde avec délicatesse.

Présentant la plupart des titres de son plus récent disque de 2008 dont une pièce fut composée avec son amie Véronique Sanson ("Sur le clavier du grand piano") et renfermant un hommage à Claude Nougaro ("La note bleue") on y entend aussi quelques-uns de son précédent opus de 2001 ("Avoir et être", "Apprendre", "Pour que tu ne meures pas").

Cet ami du Québec ne regarde pas trop en arrière malgré son imposante discographie mise au monde au fil des 35 dernières années. Bien sûr, quelques perles sont disséminées dans la prestation de deux heures sans entracte: "Virages", "Dreyfus", "Prendre un enfant" et sa plus connue au Québec, "La langue de chez nous" qu'il offre en rappel.

Une sereine nostalgie hante depuis longtemps les textes d'Yves Duteil, grâce à un regard introspectif qu'il sait si bien manier en rimes et en sourires bienveillants. Comme l'histoire de sa vieille institutrice "Madame Sévilla" aperçue, un soir, lors d'une représentation en Normandie ou encore celle de cette femme violentée qui est disparue sans laisser de trace: "Où es-tu Pauline?".

Aucune tristesse toutefois dans ce voyage musical, parsemé de rythmes bossa, qui nous amène jusqu'en Corse qu'il nous donne envie de voir. Une mise en scène dépouillée de Néry permet aux deux musiciens accompagnateurs de ponctuer les performances de Duteil, lui-même alternant entre piano et guitare acoustique. Gilles Bioteau (contrebasse et voix), et Angelo Zurzolo (piano et mélodica), agiles instrumentistes et rigolos comparses, jouent aussi à quelques reprises aux espiègles avec l'auteur-compositeur. Initiée par celui-ci même, une rumeur bizarre circule dans la salle à un certain moment. S'avèrera-t-elle véridique? Vous le saurez peut-être en allant voir Duteil en tournée au Québec au cours des prochaines semaines. Bonheur garanti.

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