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Lizt Alfonso Dance Cuba, un peu trop de retenue?

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Lizt Alfonso Dance Cuba7 mars 2010 (QIM) – Il est facile d'avoir en tête des airs à la "Buena Vista Social Club", lorsque l'on se rend à la Salle Albert-Rousseau assister à un spectacle de danse cubaine. Mais c'est à un panorama musical des plus éclectiques, fusion de divers courants musicaux, que nous conviait la chorégraphe cubaine Lizt Alfonso venue nous présenter, pour un soir seulement, "Elementos".

Sept musiciens installés au pied de la scène, dos aux spectateurs, interprètent donc un miscellanée de courants musicaux dominé par le flamenco espagnol, mais où l'on croit reconnaître à l'occasion des influences orientales, asiatiques, africaines, latinos et bien entendues cubaines.

Malheureusement, l'écoute de ce métissage musical se révèle un peu déroutant, pour ne pas dire décevant. Les variations constantes de rythme et de genre teintent cette musique d'une impression brouillonne, en rendant l'écoute ardue. À peine l'oreille est-elle accrochée par un rythme, une mélodie, les musiciens les délaissent pour partir dans une autre direction.

À cela s'ajoute une interprétation qui manquait de souffle et d'âme. Le pianiste, le guitariste, la violoncelliste, le bassiste et les percussionnistes jouaient bien et juste, mais un peu trop sur le pilote automatique. On aurait aimé sentir un peu plus de furies latines, surtout de la part des percussionnistes.

Sur scène, 16 danseuses, jeunes, athlétiques, aux sourires affectés, s'attaquent à l'ambitieux programme de nous retracer l'histoire de l'humanité à travers quatre tableaux symbolisant les quatre éléments. D'abord le feu, où les danseuses sont vêtues de rouge. Ensuite l'eau, où le bleu prédomine. S'ensuit l'air avec quelques danseuses parées de belles robes mauves, telles qu'en portent les danseuses de flamenco. Finalement la terre, où elles sont vêtues en blanc.

Tout comme pour la musique, Lizt Alfonso privilégie la fusion des styles de danse. Elle se permet de mélanger dans un même tableau le flamenco avec la claquette ou le baladi ou la danse celtique ou, bien entendu, la danse cubaine. Mais ce métissage se révèle moins déroutant que la musique qui le sous-tend. Le problème réside ici plus dans la gestuelle un peu limitée des danseuses qui répètent un peu trop souvent les mêmes mouvements, les mêmes arabesques. D'un tableau à l'autre, il se dégage un air de déjà vu qui devient un peu lassant.

On demeure surpris par la brièveté de la première partie, compensée heureusement par la deuxième, beaucoup plus intéressante. Finalement, c'est le dernier tableau, l'élément terre qui se révèle le plus fascinant, celui qui rachète le spectacle. On se plaît à admirer le synchronisme et la fougue des danseuses, la plastique de leurs corps en mouvement. On se laisse entraîner par la musique qui se fait de plus en plus impétueuse au fur et à mesure que la chorégraphie progresse. L'on aurait aimé être ainsi émerveillé tout au long de la soirée.

La troupe Lizt Alfonso Dance Cuba, fondée en 1991, est formée uniquement de femmes. En assignation au Gran Teatro de la Havane, elle est devenue une institution à Cuba, fréquentée par plus de 1 000 jeunes filles de 6 à 16 ans qui viennent y suivre des cours de danse. De quoi assumer une belle relève.

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