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L'enchantement selon Valérie Milot et les Violons du Roy

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Valérie Milot – photo: Gilles Rioux

Valérie Milot – photo: Gilles Rioux

5 mars 2010 (QIM) – Sous les doigts magiques de Valérie Milot, la harpe devient enchantement, féerie, envoûtement. Celle qui a été sacrée Découverte de l'année lors de la remise des Prix Opus 2009 n'a eu aucune peine à séduire et charmer les mélomanes rassemblés dans la magnifique salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm.

Dès l'entrée de la harpe dans l'Allegro du célèbre "Concerto pour flûte et harpe en Do majeur, K. 299" de Wolfgang Amadeus Mozart, on tombe sous le charme de son jeu empreint d'élégance et de raffinement. Pour l'occasion, la flûtiste Marie-Andrée Benny s'est révélée une parfaite complice, contribuant à nimber l'Andantino de beaux passages éthérés. Une magnifique interprétation.

Valérie Milot s'est faite suave à souhait dans le "Concerto pour harpe en Sib majeur, op. 4, no 6" de Georg Friedrich Haendel. Mariant finesse et émotion, elle a rendu avec une belle sensualité toute la poésie du Larghetto, nous faisant regretter que ce mouvement soit si court.

La soirée avait débuté en splendeur avec la "Sinfonia concertante pour violon et violoncelle en La majeur" de Johann Christian Bach, un des fils du grand Jean-Sébastien. La violoniste Véronique Vychytil et le violoncelliste Raphaël Dubé ont su traduire avec justesse tout le côté charmant et festif de cette oeuvre.

Les musiciens des Violons du Roy ont pu donner la pleine mesure de leur talent avec, en fin de programme, la "Symphonie no 45 en Fa# mineur", dite Les Adieux, de Franz Joseph Haydn. Bernard Labadie a privilégié une interprétation énergique et incisive qui contrastait avec la douceur et la retenue qui avait caractérisé jusque-là la soirée. Il se dégageait de l'ensemble une atmosphère rafraîchissante.

L'histoire de la finale de cette symphonie est bien connue. Les musiciens s'étant adressés à Haydn pour qu'il fasse part au prince Esterhazy, en séjour dans son palais d'été, de leur désir de retourner auprès de leur famille, celui-ci avait subtilement passé le message dans le dernier mouvement. Lors du délicat Adagio qui succède à un Presto énergique, les musiciens quittaient l'un après l'autre la scène, après avoir soufflé leur bougie, plongeant peu à peu la salle dans le noir.

Bernard Labadie avait choisi de recréer cette mise en scène, la lumière se tamisant au fur et à mesure du départ des musiciens. La symphonie s'est terminée dans le noir absolu, sur les dernières notes des deux violons restés sur place, au grand ravissement des spectateurs. L'histoire raconte que le prince Esterhazy aurait compris le message et accordé aux musiciens le congé demandé.

Ce concert, enregistré le 26 février dernier par la radio musicale de Radio-Canada, sera diffusé ultérieurement sur Espace musique dans le cadre des Soirées classiques. À ne pas manquer.

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