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Sous le ciel de Paris avec Paule-Andrée Cassidy

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Paule-Andrée Cassidy – photo: Camirand

Paule-Andrée Cassidy – photo: Camirand

26 février 2010 (QIM) – Le temps d'une soirée, les spectateurs de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec se sont retrouvés sous le ciel de Paris. C'est d'ailleurs avec cette chanson éponyme précédée de "Les roses de Picardie", que le jeune chef d'orchestre Airat Ichmouratov a amorcé ce très beau voyage.

Mais qu'aurait été cette soirée, qui se voulait un hommage à la chanson française, sans la très belle voix de Paule-Andrée Cassidy. Prenant ici un air coquin, comme dans "Paris canaille" de Léo Ferré ou "Les amis de Monsieur", là un ton plus dramatique avec "La complainte de la butte" ou le pot-pourri consacré à Édith Piaf ("Padam, padam", "La foule"...), la chanteuse s'est faite une merveilleuse ambassadrice de la Ville lumière.

Le programme proposait un mélange de versions chantées et de versions orchestrales de quelques-uns des grands classiques extirpés du vaste répertoire du patrimoine musical français. Le chef assistant en résidence de l'OSQ, a élégamment dirigé les musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec dans des transcriptions de factures classiques, aux sonorités parfois hollywoodiennes.

On ne peut s'empêcher de regretter que Paule-Andrée Cassidy ne soit pas restée sur scène pour nous interpréter "La mer" de Trenet, dont les paroles nous sont si connues, et plus encore pour nous émouvoir avec "Les feuilles mortes" de Kosma-Prévert dont la beauté réside autant dans le texte que dans la mélodie.

Plus le spectacle avançait et plus la légèreté de Pigalle cédait la place à l'émotion, avec comme point d'orgue l'incontournable Jacques Brel. Voir Paule-Andrée Cassidy tendrement enlacée dans les bras du jeune chanteur Jimmy Fecteau, dans l'interprétation de "La chanson des vieux amants" constituait un ravissant moment tendre, digne de la Saint-Valentin.

Les "Ne me quitte pas" du même Brel, "L'Auvergnat" de Georges Brassens (dans une belle version espagnole), "Perlimpinpin" et "Dis quand reviendras-tu?" de Barbara ont constitué le plus beau moment de la soirée. On en aurait demandé encore et encore, tant la belle voix de Paule-Andrée Cassidy sait envoûter autant qu'émouvoir.

Comment visiter musicalement Paris sans l'incontournable accordéon (ce piano à la verticale, dixit Ferré)! C'est à l'accordéoniste Steve Normandin qu'est revenu le privilège d'accompagner la chanteuse, donnant à l'occasion à cette soirée des allures de valse musette.

Il est certain qu'un si court panorama nous comble autant qu'il nous laisse sur notre appétit. Mais celui présenté le 11 février dernier, et repris le lendemain, avait le mérite de nous faire découvrir ou redécouvrir près de 100 ans de chanson française en plus de nous rappeler que "Sous le ciel de Paris" on peut éprouver de très belles gammes d'émotions.

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