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Les coeurs migratoires de Catherine Durand

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Catherine Durand – photo: Claudine Sauvé

Catherine Durand – photo: Claudine Sauvé

21 décembre 2009 (QIM) – Catherine Durand n'est plus une inconnue sur la scène musicale québécoise, puisqu'elle en est déjà à son quatrième album en carrière, qu'elle a vu de ses chansons endisquées par des artistes telles Isabelle Boulay et Renée Martel et qu'elle a été choisie pour faire la première partie des concerts donné par Francis Cabrel, en avril dernier au Théâtre Saint-Denis à Montréal. Vendredi soir dernier c'était à la salle Octave-Crémazie du Grand théâtre de Québec qu'elle se produisait, consacrant la majeure partie de son spectacle aux chansons de son plus récent album "Coeurs migratoires".

En ce vendredi soir de décembre, elle nous promettait en ouverture, un spectacle chaud et enveloppant comme une douillette. Noble propos. Mais à trop vouloir envelopper moelleusement le public, on court le risque de l'engourdir. C'est malheureusement un peu ce qui s'est passé ce soir-là. Avec ses ballades mélancoliques et ses chansons folks langoureuses, Catherine n'est pas parvenue à vraiment soulever l'enthousiasme des spectateurs, qui remplissaient à peine la moitié de la salle. Elle n'est peut-être pas la chanteuse la mieux désignée pour animer un party du temps des fêtes.

Celle qui a remporté le prix de l'auteur-compositeur francophone au Prix de musique folk canadienne et qui s'est retrouvée en nomination pour le Félix dans deux catégories au dernier gala de l'ADISQ, dont celui de l'Album de l'année folk contemporain, propose des chansons de très belles factures. Elle est une excellente parolière et sait écrire des textes recherchés, remplis d'images plus poétiques les unes que les autres. Ses mélodies sont agréables et douces à entendre et il se dégage de l'ensemble une grande mélancolie nimbée de tristesse sur l'amour qui s'en va. À l'occasion, des passages instrumentaux plus animés viennent alléger l'atmosphère.

Étonnamment, Catherine Durand concluait son spectacle avec "Le temps presse" la plus énergique et entraînante de ses chansons. Mais après avoir électrisé son public qui ne demandait pas mieux que de se remuer, elle l'a à nouveau assagi en offrant en rappel deux autres pièces sentimentales.

Sur scène, la chanteuse est entourée de quatre excellents musiciens avec à la mandoline, à la guitare pedal steel ou au dobro (une forme de guitare à résonateur) Joe Grass, à la guitare électrique Rick Haworth, à la basse Martin Farmer et à la batterie Marc-André Larocque. Mais il faut déplorer l'absence d'entrain et de complicité de chacun. Il était difficile, à les voir jouer chacun dans son coin, de ressentir leur bonheur d'être sur scène. Un facteur qui n'a certes pas contribué non plus à soulever réellement l'ardeur des spectateurs.

Si le concert nous communique le goût de se procurer son album pour prolonger le plaisir d'entendre de belles ballades folks, le spectacle de Catherine Durand gagnerait beaucoup à présenter un meilleur équilibre entre ballades douces et chansons plus rythmés, question de donner l'envie à son public de sortir de sous la couette et de bouger avec elle.

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