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Michèle Richard « tournée d'adieu »

Une collaboration de Gisèle Bellerose

Michèle Richard

Michèle Richard

9 juin 2009 (QIM) – En 2008, à l'occasion de son 50e anniversaire de vie artistique, Michèle Richard a annoncé sa dernière tournée, sans cependant quitter le milieu du showbiz, a-t-elle tenu à préciser. Comme l'organisation d'une tournée est énergivore et coûteuse, elle désire profiter d'une période de sa vie où elle est en grande forme et en mesure d'épater ses admirateurs. Elle était de passage à Québec, pour un soir seulement, au Capitole, le samedi 23 mai dernier.

Après une projection d'archives où on voit l'artiste interpréter la chanson d'ouverture alors qu'elle n'était âgée que de douze ans, la première partie débute quand celle-ci, à l'avant du parterre, parmi les spectateurs et vêtue d'un smoking blanc, poursuit les couplets de "Chanteur de pomme", accompagnée de cinq musiciens dirigés par Daniel Piché. Un écran géant présente la photo de celui qu'elle définit comme l'homme de sa vie, son père Ti-Blanc Richard.

Cette première partie à saveur rétro a permis à la chanteuse populaire des années 60 de revisiter ses succès yé-yé dans des sonorités modernes, notamment "Quand le film est triste", "Les boîtes à gogo", "J'entends siffler le train", "Ça va je t'aime", "La plus belle pour aller danser" et autres trucs de l'époque, sans omettre "Vivre au soleil", mélodie composée par Henri Salvador pour le film L'Explosion dont Michèle tenait un des rôles principaux. Cette séquence de hits fut agréable, sauf l'hommage à Claude Blanchard, qui m'a semblé inutilement long et peu pertinent.

Au retour de l'entracte, la chanteuse de cabaret, vêtue cette fois-ci d'un smoking noir, nous propose "Versez-moi du champagne", suivie d'une interprétation de "Sympathique" de Pink Martini (qu'on pourra bientôt voir en personnes en ouverture du Festival d'été) et diverses ballades, entre autres l'hommage à son père "J'entends son violon", la pièce "Je suis libre", dont la signification pour elle, a bien changé au fil des ans, "Tellement fragile" et "Les nuits de Montréal".

La femme, à la recherche de la reconnaissance masculine n'est jamais bien loin chez Michèle Richard et voilà que pour leur plaire, elle dévoilera ses jambes dans une version bas résille du smoking et tentera de répondre à un fantasme. Ainsi, si elle se réincarnait, elle serait "Putain" et entame la chanson relatant une vision fantasmagorique de ce rôle. J'ai trouvé cela plutôt de mauvais goût surtout si on se réfère à la réalité vécue par ces péripatéticiennes.

Quelques aspects positifs du show: la fougue, l'énergie et la volonté d'offrir une soirée mémorable, les excellents musiciens, le vaste répertoire choisi, le double cédérom vendu seulement lors de ses spectacles et sur son site Internet, sa disponibilité à rencontrer les personnes désirant lui parler ou faire autographier son disque.

La prestation d'environ 2 heures, ponctuée parfois de longueurs, retrace le parcours de vie et de carrière de l'interprète à la voix somme toute ordinaire et au côté pseudo glamour. Ses fidèles admirateurs (dont je ne fais pas partie, vous l'aurez deviné, malgré qu'à mon adolescence, j'ai apprécié ses succès yé-yé), ont semblé heureux de la retrouver et applaudi chaleureusement ses deux rappels "A New Day" et "Non, je ne regrette rien". Ah! La Richard...

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