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Du théâtre international en salle ou dans les rues de Québec

Un commentaire de Richard Baillargeon et Roger T. Drolet

29 mai 2009 (QIM) – Le mardi 26 mai débutait à Québec la 10e édition du Carrefour international de théâtre. Toujours axé sur l'innovation, l'événement qui regorge de prestations déconcertantes a aussi donné, comme on dit, un grand coup avec son Parcours théâtral Où tu vas quand tu dors en marchant...?.

Mettant à contribution des éléments du quotidien et des lieux peu communs, tels le Parc Notre-Dame-de-Grâce et son Calvaire récemment restauré ou une balade en autobus au bout de la nuit, le Parcours allie les stimuli auditifs autant que visuels. En six temps et six cent mouvements, on y passe des Jardins secrets où des individus typés nous livrent leurs confidences à un trajet fellinien où les Apparitions et ambiances oniriques tiennent davantage du cauchemar que de la vie rêvée. Vient ensuite la Dormance mécanique tout au long du boulevard Langelier et les usages insolites d'une série de pick-ups portatifs, tournant à leurs différentes vitesses. Tout le monde prend ensuite l'autobus pour Avancez en arrière, une promenade ponctuée de rencontres indésirables. On retrouve les plaisirs de la circulation piétonne pour le segment Noctanbleu qui met à contribution de nombreuses vitrines des commerces de la rue Saint-Joseph, selon leurs vocations respectives. Une seule constante, l'éclairage bleuté y est de mise. Le tour se termine sur le parvis de l'Église Saint-Roch pour La Noce. Celle du jeudi fut malheureusement écourtée par un début de pluie mais les jours et les soirs, dit-on, ne se ressemblent pas. Entrons maintenant nous abriter...

"The Sound of Silence", c'est la chanson-fétiche de Simon & Garfunkel mais également le titre de référence de cette quasi-invraisemblable aventure théâtrale présentée par The New Riga Theatre sous la signature de Alvis Hermanis. Nous sommes en 1968 à Riga en Lettonie, alors sous domination soviétique. Des personnages hirsutes et court-vêtus se rassemblent et ressemblent étrangement dans leurs attitudes aux Européens et aux Américains (dont nous sommes) de cette même tranche des sixties. Un concentré de situations, racontant les (més)aventures de jeunes qui expérimentent les relations entre copains et à l'Autre sans compromis et avec une passion déconcertante. Quatorze interprètes évoluant pendant 3 h 10 avec entracte, dans des décors vintage, changeant fréquemment de costumes et de perruques, expérimentant le Make Love Not War. Des hippies bon enfant qui se rencontrent, jouent à la bouteille, s'attirent, se repoussent, se marient, accouchent, vivent quoi.

Ils le font toujours dans l'allégresse avec des mimiques éloquentes mais sans jamais prononcer un seul mot. Effets sonores, éclairages à-propos et, bien entendu, les chansons du duo américain qui ponctuent l'oeuvre. Les enregistrements originaux classiques de cette époque utopique collent parfaitement à la trame narrative car selon le metteur en scène, ils représentent « l'aspect le plus romantique des années 60 ». Cela se vérifie amplement pour qui avait l'âge de raison à cette époque turbulente... Les notes si expressives inspirent les personnages à tel point qu'elles sortent parfois de bocaux et émanent littéralement des individus.

Un tourbillon d'une folie un tantinet nostalgique qui a certainement ravi le public rassemblé à Méduse bien que les éclats de rires furent fort peu nombreux, du moins lors de cette représentation du jeudi 28 mai. L'humour ne provoque pas toujours les mêmes réactions, même pour un auditoire avisé. Mais l'ovation finale était bien sentie et... bien méritée.

Il y a encore des manifestations du 10e Carrefour jusqu'au 13 juin, notamment la Troupe du Jour, de Saskatoon et Rearview à Méduse; Voyage, premier épisode de La Fabrique imaginaire de Bruxelles à La Bordée; le Théâtre Péril de Québec avec Vu d'ici au Périscope; Éonnagata de Sadler's Wells London, Ex Machina et Sylvie Guillem au Grand Théâtre de Québec; Douleur exquise des Sybillines et du Théâtre de Quat'sous, également au Périscope, ainsi que Les Marchands de la compagnie parisienne Louis Brouillard, à La Bordée. Pour plus de détails sur les synopsis ou pour connaître les horaires des représentations, visitez le site Web du Carrefour.

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