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De toutes les couleurs avec l'Orchestre symphonique de Vancouver

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Bramwell Tovey

Bramwell Tovey

18 mai 2009 (QIM) – L'Orchestre symphonique de Vancouver est considéré comme le troisième orchestre en importance au Canada. Bramwell Tovey en assure la direction musicale depuis 2000, après avoir occupé les fonctions de directeur artistique de l'Orchestre symphonique de Winnipeg de 1989 à 2001. C'est à l'invitation de l'Orchestre symphonique de Québec que ces musiciens de la Côte Ouest se produisaient pour la première fois à la salle Louis-Fréchette du Grand théâtre de Québec, le 4 mai dernier.

Avec, en introduction, le "Prélude à l'après-midi d'un faune" de Claude Debussy on découvrait toute la légèreté et la fluidité que le Maestro parvient à inspirer à ses musiciens, alors que la courte pièce "The Linearity Of Light" du canadien Jeffrey Ryan révélait, grâce à des paysages sonores étonnants et spectaculaires, la puissance et la grande cohésion de cet orchestre.

L'invité de cette soirée, le jeune pianiste hongkongais Avan Yu, est un autre de ces enfants prodiges, ayant débuté ses premières leçons de piano à 5 ans. C'est avec l'Orchestre symphonique de Vancouver, qu'il a fait ses débuts sur scène à 14 ans avec la "Rhapsodie sur un thème de Paganini, op. 43" de Sergueï Rachmaninov. Avec cette même rhapsodie, un ensemble de variations sur le "24e Caprice pour violon" de Nicolo Paganini, Adam Yu a triomphé devant une salle comble. Avec une parfaite maîtrise et une belle assurance, ce pianiste de 21 ans a fait ressortir le caractère distinctif de chacune des variations, se montrant tour à tour éblouissant, élégant, raffiné, intrépide, le tout en parfaite symbiose avec les musiciens. En remerciement pour l'ovation reçue, il a offert en rappel la courte "Étude op. 10, no 5, en Solb majeur" de Frédéric Chopin.

Bramwell Tovey est beau à voir diriger. Il manie sa baguette non pour battre la mesure, mais avec des gestes vifs, fougueux, comme s'il voulait saisir la musique à bras-le-corps. Et c'était particulièrement frappant avec la "Symphonie no 5 en Ré mineur op. 47" de Dmitri Chostakovitch. Dans ce qui constitue le plus beau moment de la soirée, le Maestro s'est appliqué à faire ressortir le caractère âpre et prenant de cette composition. Un choix très judicieux pour faire connaître le grand talent et la grande virtuosité des musiciens.

Généreux, le Maestro nous a offert non pas un, mais deux rappels. De Johannes Brahms, une primesautière "Danse hongroise no 5" et d'Edward Elgar le ravissant et sérénissime "Nemrod" extrait de ses "Variations énigmatiques, op. 36". N'eut été de l'heure tardive, on en aurait redemandé encore.

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