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Louise Forestier: la noblesse de l'art

Une collaboration de Roger T. Drolet

Louise Forestier

Louise Forestier

15 avril 2009 (QIM) – Quelle belle allégorie que ces quelques feuillus défoliés qui hantaient l'arrière-scène de la salle Octave-Crémazie lorsque Louise Forestier apparut en compagnie du groupe El Motor, dont fait partie son fils Alexis Dufresne, en ce glacial 8 avril 2009. Écologiste avant la lettre, Louise s'est forgé une identité qui allait résister, contre vents et marées, aux affres du métier et traverser toutes les modes.

Une salle conquise d'avance par le charme, la vitalité et l'enthousiasme de cette femme que l'aviateur Lindberg a rendu célèbre, avec son comparse du temps, Garou Charlebois, et cette pièce hallucinante qui marqua un virage à 180 degrés dans le spectre musical de ce Québec de 1968. Et toujours elle empoigne aussi habilement, sans regarder derrière, cet habitacle immatériel qu'est la musique.

Madame en a vu d'autres depuis, bien évidemment. Le temps a d'ailleurs retenu de nombreuses pièces de son répertoire et une bonne quantité de celles-ci sont toujours aussi actuelles quel que soit l'habillage qu'elle leur prête. Pour la tournée qui s'amorce, les couleurs sont plus planantes car les orchestrations sont revisitées par El Motor, formation rock qui a sa vie propre. A preuve son récent disque "Éphémère", qu'elle a réalisé avec le groupe et qui lui a valu le Prix de la francophonie de l'Académie Charles-Cros, en novembre dernier. La plupart des titres de cet album se trouvent d'ailleurs intercalés dans ce voyage scénique de plus d'une heure trente, sans entracte. Elle parle bien peu, cette folle qui a le verbe pourtant si facile, et enchaîne des titres nouveaux et plus anciens qu'elle refaçonne en gammes et en souvenirs. "La marche du président", "La saisie" ou "J'pense que c'est l'temps" sont toujours aussi magiques.

Et si la présence visuelle de l'artiste rejoint aisément le public, sa voix, toujours intacte, charrie l'émotion dans le rire comme dans le drame. Et c'est peut-être d'ailleurs lorsqu'elle s'accompagne au clavier qu'elle est la plus émouvante, chère dame Louise. Il faut entendre avec quelle énergie elle refait "Le diable avait ses yeux", seule avec son talent et son âme aventurière.

Car c'est en se remettant sans cesse en question, peaufinant ses immenses qualités d'interprète mais aussi d'auteure-compositrice et de comédienne que cette femme immensément sympathique conserve toute sa liberté et sa jeunesse. Il faut la voir en spectacle pour bien saisir les nuances entre la futilité de nombre de musiques populaires ambiantes et la profondeur de la vraie démarche artistique.

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