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Le Club musical reçoit Emanuel Ax

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

Emanuel Ax

Emanuel Ax

26 janvier 2009 (QIM) – Un rendez-vous avec Emanuel Ax est un grand privilège. Il aurait donc fallu plus qu'une simple tempête de neige, en ce troisième dimanche de janvier (soirée du 18), pour que les mélomanes de la région de la Capitale nationale ne se rendent pas à la salle Louis-Fréchette du Grand théâtre, à l'invitation du Club musical de Québec.

En ouverture de programme, Emanuel Ax nous a offert une interprétation lumineuse des "Quatre impromptus, op. 142, D. 935" de Franz Schubert. Son jeu précis et jamais outrancier révèle toute la finesse et le raffinement dont pouvait faire preuve le compositeur viennois. Il joue avec une telle aisance que l'on se met à croire que le piano est à la portée de tous.

Et si avec la "Vallée d'Obermann" extrait de la "Première année de pèlerinage: Suisse" de Franz Liszt, il doit faire étalage d'une grande virtuosité, c'est sans chercher à nous éblouir ou à nous en mettre plein les oreilles. Se gardant de faire montre de la moindre ostentation, Emanuel Ax sait se mettre entièrement au service de l'oeuvre, non pas le contraire.

Sous ses doigts, la très belle "Sonate pour piano no 15 en La majeur, op. posth. 120, D. 664" aussi de Franz Schubert, se métamorphose en une sonate radieuse et resplendissante, nous révélant une facette plus inhabituelle de ce compositeur. Un moment de pur émerveillement.

L'auditoire, comme envoûté, a fait preuve de beaucoup de recueillement tout au long de la soirée. On aurait pu s'attendre, après cet épisode de froid sibérien dont nous sortions à peine, à d'incessantes toux réprimées, à des raclements de gorges malvenus. Rien, nada. Ce soir-là, nous avons eu droit à la rencontre d'un grand pianiste avec un grand public.

Le "Sonnet 123 de Pétrarque" tiré de la "Deuxième année de pèlerinages: Italie" et la "Méphisto-Valse" présentaient deux facettes de Franz Liszt, un des plus grands virtuoses du piano. La spiritualité du sonnet, joué avec une profonde sensibilité, présentait un contraste saisissant avec la virtuosité étourdissante de la valse. Mais même dans les passages les plus endiablés de cette dernière pièce, Emanuel Ax joue sans tomber ni dans les excès, ni les débordements, presque avec modestie. Pour notre plus grand contentement.

Le prochain concert ou plutôt le prochain cadeau du Club musical de Québec consistera en la venue d'un autre merveilleux pianiste. Le 23 février prochain, Arnaldo Cohen viendra nous éblouir avec un programme consacré à Bach, Beethoven, Busoni, Liszt.

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