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Soirée Aszure Barton avec [bjm_danse]

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

6 novembre 2008 (QIM) - Ce que j'aime bien avec la danse contemporaine, c'est la grande liberté que se permettent les chorégraphes dans le choix de la trame sonore sur laquelle s'articulera leur ballet. Au gré de leur imagination, ils puisent à la fois dans les répertoires de la musique classique, du jazz, du blues, du rock, du folklore, de la musique sacrée et de bien d'autres, nous proposant des kaléidoscopes sonores audacieux et fascinants.

Ainsi en va-t'il avec les ballets Jack in the Box et Les chambres des Jacques de la chorégraphe d'origine albertaine, Aszure Barton. On y retrouve un bel amalgame musical comprenant du chant grégorien, de la musique sacrée avec Antonio Vivaldi, tzigane avec "Les yeux noirs", québécoise avec Robert Charlebois et Gilles Vigneault, japonaise avec Kodo et Isao Tomita, klezmer avec The Cracow Klezmer Band, mexicaine avec Las Rubias del norte, brésilienne avec Barbatuques et espagnole avec Alberto Iglesias. Dépaysement garanti ou argent remis.

Ces deux ballets nous étaient présentés par la troupe [bjm_danse] Les Ballets Jazz de Montréal, lors de leur passage à la Salle Louis Fréchette du Grand Théâtre de Québec, le 27 octobre dernier. Précisons que l'appendice [bjm_danse] a été ajouté au nom de cette troupe de ballet contemporain par Louis Robitaille son directeur artistique, pour mieux faire ressortir le vent de changement et d'innovation qu'il avait su insuffler à cette troupe, dont l'existence remonte à 1972.

Comme c'est souvent le cas avec la danse contemporaine, les propos qui soutiennent ces deux oeuvres deviennent plus accessibles après lecture du bref descriptif offert dans les notes de programme. Le premier ballet se veut donc une interrogation sur « la croissance, l'étiquette et le pouvoir du groupe en tant qu'ensemble collectif ». Pour sa part, Le second privilégie une célébration de « la vie et de ses détails les plus banals qui ornent si miraculeusement le quotidien ». Nobles desseins que celle qui fut la protégée du grand danseur américain d'origine russe Mikhaïl Baryschnikov relève avec une grande créativité.

J'ai été personnellement plus séduit par Jack in a Box que j'ai trouvé plus intéressant et plus aboutit. L'acuité du regard d'Aszure Barton nous conduit à voir la société comme une cohorte d'individualismes. La performance des interprètes est éblouissante dans une variété de tableaux mélangeant danse et expression corporelle. Avec Les chambres des Jacques j'ai trouvé qu'elle s'éparpillait un peu dans sa démarche dont l'objectif était de rencontrer l'humain derrière le danseur.

Pour sa part, le public venu nombreux a grandement apprécié le grand talent des interprètes, leur réservant une ovation bien méritée. Ils ont rendu cette exploration de l'âme humaine avec beaucoup de noblesse.

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