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The Busker's Opera

Une collaboration d'Annie Poulain

31 mai 2008 (QIM) – Je me suis rendue, dimanche 25 mai dernier, au Théâtre de la Bordée, Rue Saint-Joseph à Québec, pour assister à la comédie musicale The Busker's Opera, projet de Robert Lepage inspiré de l'Opéra du gueux de l'auteur britannique John Gay. Il est à noter que celle-ci, un peu plus tard, a finalement donné naissance à l'Opéra de Quat'Sous grâce à la complicité de Kurt Weill et de Bertolt Brecht.

The Busker's Opera (littéralement l'Opéra du musicien de rue) est une adaptation de Kevin McCoy et de Robert Lepage. Ces deux créateurs, respectivement originaires des États-Unis et du Québec ont décidé de conserver certains personnages désormais classiques tels "Macheath" alias "Mack the Knife", l'extravagant couple Peachum, les amantes éplorées Polly et Lucie, et Jenny la prostituée. Mais contrairement à la pièce originale, et à celle de Brecht dont l'action se déroulait dans le milieu de la pègre, le The Busker's Opera est campé dans le monde contemporain du showbiz musical. Magouille, trahison, passion, argent, dope et surdose musicale sont au rendez-vous.

La distanciation

J'ai été étonnée d'apprendre que tous les membres de la distribution, à la fois comédiens et musiciens, ont participé à l'écriture de la trentaine de chansons formant ce music-hall. Plusieurs styles s'y côtoient: rap, hard rock, alternatif, opérette, country, etc. Ainsi, on a l'impression de nager tantôt dans une pièce du groupe Primus, tantôt sur une douce musique de chambre. Les voix sont justes, solides. Il est clair qu'on a voulu arborer ici la superficialité dans toute son efficacité. Les personnages sont amusants, jamais trop troublants, les interprétations bien dosées. L'effet demeure plutôt loufoque, burlesque, nous laissant un goût des personnages et non des êtres. Ainsi, l'on se retrouve devant un large tableau vivant, coloré et paradoxalement ombrageux. Les textes sont chantés en anglais avec une traduction simultanée en français qui défile sur un écran géant placé là où la mise en scène le permet.

Trois scènes percutantes

Le début du spectacle met en lumière un jeune musicien dégourdi nouvellement installé à Londres. Le batteur étale casseroles, canettes et boîtes de céréales vides sur un trottoir de la ville pour ensuite nous gaver d'un époustouflant solo construit sur son bataclan. Aussi, la scène dans un bar des bayous en Louisiane où les musiciens se retrouvent à jouer deux pièces en une est d'une précision et d'une virtuosité remarquables. Enfin, les quelques minutes autour du dernier repas de Macheath, avant que ce dernier ne succombe à son exécution, peuvent impressionner.

Des artistes de talent

Bravo à Frédéric Lebrasseur, batteur de Québec, pour autant de simplicité, de vivacité et d'étincelles. J'ai eu la chance d'entendre Frédéric au Bal du Lézard une toute première fois alors qu'il performait au sein de son groupe Interférences Sardines. J'ai été enchantée de le retrouver dans The Busker's Opera. Bravo aussi à Martien Bélanger, guitariste et compositeur, qui assurait la direction musicale de l'ensemble.

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