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Deux créations inédites pour Québec avec l'OSQ

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

31 mai 2008 (QIM) – Le mercredi 28 mai dernier s'avérait une soirée faste pour l'Orchestre symphonique de Québec qui, dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la ville qui l'a vu naître et sous le thème Plein feux sur Québec, a offert à son public la création non pas d'une mais bien de deux oeuvres, une québécoise et une française, en plus de lui faire découvrir une primeur.

Sur une commande de la Société Radio-Canada, Jacques Hétu, un des compositeurs québécois marquants de sa génération, s'est librement inspiré du folklore québécois pour nous présenter ses "Légendes, op. 76". Puisant dans le riche corpus des légendes du Québec, le compositeur trifluvien a choisi de mettre en musique celles d'Alexis le trotteur, du Diable au bal et de la Chasse-galerie.

Avec finesse, Jacques Hétu a su éviter l'écueil de composer une oeuvre qui ne soit qu'un simple amalgame de musiques populaires québécoises. Au contraire, l'évocation qu'il fait de notre folklore musical s'intègre magnifiquement dans cette partition, où rythmes et mélodies se retrouvent au service d'une narration de chaque légende. Sous la baguette de Yoav Talmi, cette suite symphonique en trois tableaux, loin d'être hermétique et réservée qu'aux musicologues, se veut accessible dès la première écoute. Aux chaleureux applaudissements du public le compositeur, présent à la salle Louis-Fréchette du Grand théâtre de Québec, a pu sentir à quel point il venait encore une fois de conquérir le coeur des mélomanes.

L'autre création au programme était le fruit d'une commande que Radio France avait adressée au compositeur français Pierre Farago. L'oeuvre, "Fragment" pour voix et orchestre sur des textes de Julie Cordier, est constituée de deux mouvements, "Prémisses" et "Éveil", et d'un long développement orchestral pour assurer la transition de l'un à l'autre. Comme pour beaucoup d'oeuvres atonales, celle-ci demande à se laisser apprivoiser, par une écoute répétée.

Malheureusement, la voix d'Hélène Guilmette, cette grande soprano québécoise, s'est retrouvée trop souvent noyée sous le volume sonore de l'orchestre, rendant les paroles inaudibles. Ce qui est dommage car la beauté de cette oeuvre tient pour beaucoup au texte de Julie Cordier dont les notes de programme ne fournissent, hélas, aucun renseignement. Malgré cela, le public a su réserver un bel accueil au compositeur, présent lui aussi dans la salle.

Auparavant, Hélène Guilmette avait su nous éblouir avec ses interprétations pleines d'enjouement et d'espièglerie de quelques "Chants d'Auvergne" du compositeur auvergnat Joseph Canteloube. Heureusement, dans cette oeuvre présentée en primeur à Québec, l'équilibre entre la voix et l'orchestre était beaucoup mieux dosé. Le public a ainsi été en mesure de se délecter de la beauté de la voix de cette Québécoise, qui vient de terminer l'enregistrement d'un disque avec le célèbre haute-contre Andreas Scholl.

Deux oeuvres faisant appel au Choeur de l'orchestre symphonique de Québec, étaient aussi au programme. La "Pavane, op. 50" de Gabriel Fauré, dans une version trop convenue à mon goût et les deux suites pour orchestre du ballet "Daphnis et Chloé" de Maurice Ravel. De ces suites, je retiens surtout la deuxième où le maestro a bien su rendre tout le chatoiement du "Lever du jour" et l'atmosphère endiablée de la "Danse générale".

Ce concert étant diffusé sur Espace musique, le 3 juin et le 3 juillet 2008, 20 h, les mélomanes auront par la suite le loisir de l'écouter à leur guise sur le site Internet de la Société Radio-Canada.

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