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Échos d'une génération

21 février 2008 (QIM) – Le Centre d'Art La Chapelle était le bon endroit pour se replonger, ne fut-ce que quelques heures, dans l'ambiance de la génération pré et post-Woodstock, en ce vendredi 8 février dernier. Telle est exactement la proposition sonore du groupe Good Generation, désirant assurer la pérennité de ce qui, entre les années 1965 et 1975, prit les allures d'un mouvement musical planétaire.

Naturellement, le répertoire y est fortement anglo-saxon mais le contexte qui transcende les frontières est bel et bien celui des musiciens du Québec. Composé de membres de diverses formations, telles les Fauves, les Phénix, les Odds (qui avaient eu la chance de graver un unique 45 tours) et William D.Fisher (eux ont laissé un album complet dans leur sillage), Good Generation n'a d'autres ambitions que de rendre un peu de lustre à un répertoire qui, pour être l'objet de nombreuses références, n'est pas toujours rendu avec la rigueur voulue.

Après avoir laissé l'occasion à un sympathique duo dénommé judicieusement Deux voix une guitare, de se produire en ouverture, les six musiciens du groupe ont réjoui leurs fans de refrains connus en évitant les trop évidentes redites. Plutôt que les hénaurmes succès à la "House Of The Rising Sun" ou à la "Satisfaction", on préfère miser sur des pièces musicales à l'impact moins évident mais néanmoins fort connues. De "Come on Back" à "Paint It Black" ou "Paperback Writer", les actuels et ex-fans des sixties ont trouvé matière à se régaler. La présence d'un avatar plutôt ressemblant de Bob Dylan, en fin de première partie, a apporté un élément de surprise fort apprécié, au moment où ce dernier fait fureur sur les écrans de cinéma avec le multidimensionnel I'm Not There de Todd Haynes.

Suivait une seconde partie plus vaporeuse, bien que les "Vapeurs mauves" aient fait place aux effluves d'encens (ou était-ce le patchouli?). Contrairement à ce qui était le lot des performances publiques du temps, les quelques feedbacks étaient visiblement contrôlés et ne faisaient que donner une touche anecdotique. Ceux qui ont assisté à jeun à certains concerts du temps peuvent témoigner que ceux-ci étaient parfois beaucoup plus pénibles qu'on l'imagine!

La portion seventies était tout de même congrue, les succès de la période 1967-1969 l'emportant sur les années suivantes.Les fans de rock classique (une dénomination créée pour les besoins des formats radiophoniques!) ont de toute façon plus d'affinités avec un "No Time" ou un "Sunshine of Your Love" qu'avec "Brother Louie"! Les mentions spéciales pour cette partie du spectacle vont toutefois à la surprenante "Because" (des Beatles, quasi a cappella) et à "Green Eyed Lady" de Sugarloaf. L'idée du chapeau interactif (muni d'une minuscule caméra) a fait du pot-pourri de CCR un sommet de l'événement. Le prochain rendez-vous majeur avec GG aura lieu en juillet, au Festival rétro de Joly. Yeah!

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